Je viens de terminer ma toute premiere lecon au Japon!! Yee!!! Ca a relativement bien ete. La prof avec qui je faisais du team-teaching, Iio-sensei, est vraiment sympathique et je me sens super a l`aise avec elle. J`ai donc procede a mon "self introduction" avec un groupe de 3e annee - les finissants. C`etait plutot bizarre...
Ce n`etait pas le groupe d`Iio-sensei, mais celui d`une autre prof, D`Angelo-sensei. Elle m`avait avisee qu`elle ne serait pas la aujourd`hui, et Iio-sensei le savait aussi, donc tout etait correct de ce cote. Les eleves, par contre, ne le savaient pas, et bonjour le bordel!!! C`etait pas si pire...!! Certains eleves etaient excites et parlaient tout le temps - ma gang de "crazy boys" (ce sont eux qui se sont presente comme ca) et les autres etaient tellement silencieux que j`avais l`impression qu`ils etaient sur le point de s`endormir!! Mais des que j`ai commence le jeu que j`avais prepare, tout le monde a travaille tel que je l`avais espere, alors ca a ete un succes!!
J`espere maintenant que demain et apres-demain et les jours et les semaines... Bref, qu`en gros, tout va bien aller!
lundi 3 septembre 2007
JOUR 1
Ça y est! J’ai commencé l’école pour vrai! Ce matin, j’ai rencontré tous les élèves de l’école pour la 1ère fois…
On a commencé avec le fameux « meeting » de la salle des profs. Tous les matins, kocho-sensei (le directeur), kyoto-sensei (le directeur adjoint) et d’autres profs font un contrendu de la journée, ce qui va se passer de spécial, s’il y a des choses que tout le monde doit savoir… C’est très formel et comme je ne parle pas japonais, je ne comprends absolument rien de se qui se passe! J’ai l’impression que je vais passer mon temps à demander ce que je dois savoir ou ce qui me concerne directement. Enfin, on verra!!
Ensuite, il y a eu un exercice de feu/tremblement de terre. En fait, tout le monde portait un casque de sûreté – pas très esthétique! – et nous devions nous rendre sur le terrain de baseball de l’école. C’était plus un prétexte pour réunir tout le monde, tant qu’à moi! Les élèves prenaient bien leur temps, et les profs n’étaient pas plus stressés. Au moins, je saurais quoi faire s’il y a une vraie urgence!
Et après, le moment de vérité. La cérémonie d’ouverture de la 2e étape. C’est que l’école commence au moins d’avril, mais les élèves ont un mois de vacances d’été entre la première et la deuxième étape. C’est donc au cours de cette cérémonie que j’ai dû faire mon fameux « speech ». Il y a au-dessus de 1300 élèves et 70 profs… ouf!! C’était pas mal stressant! Surtout que je faisais une partie en japonais. Mais tout c’est super bien passé, sans accros, sans détails croustillants à raconter. La cérémonie était quand même relativement longue et comme j’étais en tailleur, et nous étions en plein soleil, il faisait pas mal chaud!
En parlant de température, ces derniers temps, il a commencé à faire un peu moins beau. Enfin!!!! La pluie, c’est pas toujours drôle, spécialement quand je dois me rendre en vélo à l’école, mais j’ai été relativement chanceuse jusqu’à maintenant : seulement quelques petites gouttes. La plupart du temps, ça commence à tomber juste après que je sois arrivée à destination. Ce qui est positif dans tout ça, c’est la fraîcheur amenée avec la pluie. C’est un peu moins étouffant maintenant et même que des fois, nous sommes gâtés avec un petit vent frais qui fait vraiment du bien! Je dors quand même avec mon air conditionné allumé, mais je ne suis plus trempée de sueur quand j’arrive chez moi, après ma « ride » de vélo.
Alors voilà pour ma première journée d’école… Elle n’est pas encore finie, mais je crois qu’elle a plutôt bien commencée!
…suite!
Le restant de la journée s’est pas trop mal déroulé : meeting après meeting après meeting après meeting… Bref, j’ai pas mal passé toute la journée seule dans la salle des profs. Ça a fait changement de la folie qui y régnait ce matin! Mais là, il est 4 heures et c’est la folie à nouveau! Je me demande comment ça va être demain et dans les jours qui vont suivre. Est-ce que ça va être toujours aussi bruyant?? Si oui, je devrai peut-être envisager amener des bouchons pour les oreilles!!
Ben non… C’est pas si pire, mais quand même! C’est vraiment différent que lorsque je suis arrivée, et on sens le « bizzz bizzz » des profs qui courent dans tous les sens! De mon côté, c’est plutôt tranquille! Tous mes documents et mes activités sont prêts à distribuer : j’ai fais des copies de mes plans de cours pour les profs avec qui je vais travailler… Bref, je suis en business!!!
On a commencé avec le fameux « meeting » de la salle des profs. Tous les matins, kocho-sensei (le directeur), kyoto-sensei (le directeur adjoint) et d’autres profs font un contrendu de la journée, ce qui va se passer de spécial, s’il y a des choses que tout le monde doit savoir… C’est très formel et comme je ne parle pas japonais, je ne comprends absolument rien de se qui se passe! J’ai l’impression que je vais passer mon temps à demander ce que je dois savoir ou ce qui me concerne directement. Enfin, on verra!!
Ensuite, il y a eu un exercice de feu/tremblement de terre. En fait, tout le monde portait un casque de sûreté – pas très esthétique! – et nous devions nous rendre sur le terrain de baseball de l’école. C’était plus un prétexte pour réunir tout le monde, tant qu’à moi! Les élèves prenaient bien leur temps, et les profs n’étaient pas plus stressés. Au moins, je saurais quoi faire s’il y a une vraie urgence!
Et après, le moment de vérité. La cérémonie d’ouverture de la 2e étape. C’est que l’école commence au moins d’avril, mais les élèves ont un mois de vacances d’été entre la première et la deuxième étape. C’est donc au cours de cette cérémonie que j’ai dû faire mon fameux « speech ». Il y a au-dessus de 1300 élèves et 70 profs… ouf!! C’était pas mal stressant! Surtout que je faisais une partie en japonais. Mais tout c’est super bien passé, sans accros, sans détails croustillants à raconter. La cérémonie était quand même relativement longue et comme j’étais en tailleur, et nous étions en plein soleil, il faisait pas mal chaud!
En parlant de température, ces derniers temps, il a commencé à faire un peu moins beau. Enfin!!!! La pluie, c’est pas toujours drôle, spécialement quand je dois me rendre en vélo à l’école, mais j’ai été relativement chanceuse jusqu’à maintenant : seulement quelques petites gouttes. La plupart du temps, ça commence à tomber juste après que je sois arrivée à destination. Ce qui est positif dans tout ça, c’est la fraîcheur amenée avec la pluie. C’est un peu moins étouffant maintenant et même que des fois, nous sommes gâtés avec un petit vent frais qui fait vraiment du bien! Je dors quand même avec mon air conditionné allumé, mais je ne suis plus trempée de sueur quand j’arrive chez moi, après ma « ride » de vélo.
Alors voilà pour ma première journée d’école… Elle n’est pas encore finie, mais je crois qu’elle a plutôt bien commencée!
…suite!
Le restant de la journée s’est pas trop mal déroulé : meeting après meeting après meeting après meeting… Bref, j’ai pas mal passé toute la journée seule dans la salle des profs. Ça a fait changement de la folie qui y régnait ce matin! Mais là, il est 4 heures et c’est la folie à nouveau! Je me demande comment ça va être demain et dans les jours qui vont suivre. Est-ce que ça va être toujours aussi bruyant?? Si oui, je devrai peut-être envisager amener des bouchons pour les oreilles!!
Ben non… C’est pas si pire, mais quand même! C’est vraiment différent que lorsque je suis arrivée, et on sens le « bizzz bizzz » des profs qui courent dans tous les sens! De mon côté, c’est plutôt tranquille! Tous mes documents et mes activités sont prêts à distribuer : j’ai fais des copies de mes plans de cours pour les profs avec qui je vais travailler… Bref, je suis en business!!!
jeudi 30 août 2007
L'école est sur le point de commencer...
Bon!!
J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’écris sur ce blog, il me faut au minimum 3 pages de texte… Vous savez comment je parle tout le temps. Bien maintenant, cette « habitude » se transmet sur papier, ou plutôt, sur ordi!! Alors je vais essayer de ne pas faire ça trop long cette fois-ci!!
L’école commence officiellement lundi qui vient, alors les nerfs me gagnent tranquillement! Toute la semaine cette semaine, au moins, depuis le début de la semaine, je rencontre les profs avec qui je vais travailler pour leur montrer ce que j’ai préparé pour ma première leçon, mon « self introduction ». Et j’y ai mis des efforts! Avec mon super ordi, j’ai monté un espèce de film/diaporama, sur lequel défilent les photos de ma famille, mes amis, de ce que j’aime faire… Bref, c’est un condensé sur moi!
Par la suite, j’ai pensé jouer à un jeu qui s’appelle « Mystery bag ». Je vais faire mettre les élèves en équipe de 4 et ils devront venir piger un objet dans mon sac mystère. Tous les objets qu’il y a dans ce sac sont relié à moi d’une quelconque façon. Par exemple, j’ai y mis des livres parce que j’aime lire. Le but, c’est que les élèves essaient de trouver la relation entre l’objet qu’ils auront pigé et moi. Ils devront écrire une phrase par objet et ce qui va rajouter un peu de piquant dans tout ça, c’est que je vais limiter le temps et l’équipe qui aura composé le plus de phrases gagnera un prix… La plupart des profs à qui j’ai parlé de cette idée sont super enthousiastes, alors ça devrait être assez intéressant.
J’ai aussi une autre activité que je voudrais beaucoup essayer qui s’appelle « Paper airplaine introductions ». Après que les élèves en ai appris un peu plus sur moi, je veux bien en savoir plus sur eux aussi. Alors je leur demanderai d’écrire quelques phrases les décrivant sur une feuille de papier vide. Par exemple, « Je m’appelle Takako, j’ai 16 ans et je joue au basketball. Ma musique favorite est le rock. » Ensuite, je ferai plier cette feuille de papier en avion… Vous voyez ce qui s’en vient??? Au signal, tout le monde se lève debout et lance son avion dans les airs. Yahoooo!! Chacun doit alors ramasser un avion par terre, et introduire « l’auteur » de cet avion au reste du groupe. Ça aussi ça va être vraiment drôle à faire, mais je ne peux pas vraiment le faire dans un très grand groupe (j’ai quelques groupes de 40 élèves) car ça va prendre trop de temps. On verra!
Sinon, tout va super bien. Aujourd’hui, il ne fait pas très beau et j’ai bien peur qu’il se mette à pleuvoir… J’espère seulement que ça arrêtera en fin de journée pour que je n’aie pas à pédaler dans la pluie!! Surtout que j’ai plusieurs commissions à faire : je dois préparer du sucre à la crème – recette de Grand-Maman!!! – et j’ai besoin d’acheter de la crème. Il n’y en a pas dans mon supermarché local, alors je dois me rendre au plus gros, qui est à 15 minutes de chez moi… Donc en gros, c’est 30 minutes de plus, dans la pluie (hic!!) seulement pour acheter de la crème. Ça a intérêt à être bon!!! Mais je n’en doute pas… Ça ne peut pas ne pas être bon!!!
Dans les dernières nouvelles, je retourne chez Torii-San (Miyoko) vendredi soir, parce que nous avons un cours samedi matin. Samedi soir, je m’en vais au party de fête de Gillian, une 2e année… Et je vais sûrement rester à coucher chez elle, comme il y a des grosses chances que je rate mon autobus!! Dimanche midi, ça se peut que je rencontre Fumi, une amie d’une amie… Bref, c’est une japonaise qui a appris le français à l’école et qui souhaite continuer à le perfectionner. En échange, elle va sûrement me donner des cours de japonais, ce qui pourrait être vraiment intéressant!
Finalement, en parlant de français, il y a plusieurs ALTs qui ont étudié le français soit au secondaire (pour mes « fellow Canadians », Jessie et Jeff de Calgary) et les autres ont étudié le français à l’université. Ils sont tous super impressionnés du fait que ça soit ma langue maternelle… Ce qui me surprend toujours un peu, probablement parce que le bilinguisme est pas mal plus courant au Québec qu’ailleurs!! Tout ça pour dire que plusieurs m’ont dit qu’ils voudraient continuer à étudier le français soit pour ne pas perdre ce qu’ils ont déjà acquis ou simplement pour le plaisir de le faire. Alors nous allons probablement se rencontrer une fois par mois pour faire une activité – une sortie, un souper – en français seulement. Cool non?? C’est drôle des fois comment le hasard peut arranger les choses…
Enfin, je vous en donnerai plus de détails la prochaine fois!
J’oubliais presque!!! Mardi soir, j’ai pu admiré l’éclipse de lune qui était annoncée. Je ne sais pas si vous l’avez vue aussi, mais c’était vraiment beau!! La lune toute rouge… Une chance que le ciel était clair!!
J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’écris sur ce blog, il me faut au minimum 3 pages de texte… Vous savez comment je parle tout le temps. Bien maintenant, cette « habitude » se transmet sur papier, ou plutôt, sur ordi!! Alors je vais essayer de ne pas faire ça trop long cette fois-ci!!
L’école commence officiellement lundi qui vient, alors les nerfs me gagnent tranquillement! Toute la semaine cette semaine, au moins, depuis le début de la semaine, je rencontre les profs avec qui je vais travailler pour leur montrer ce que j’ai préparé pour ma première leçon, mon « self introduction ». Et j’y ai mis des efforts! Avec mon super ordi, j’ai monté un espèce de film/diaporama, sur lequel défilent les photos de ma famille, mes amis, de ce que j’aime faire… Bref, c’est un condensé sur moi!
Par la suite, j’ai pensé jouer à un jeu qui s’appelle « Mystery bag ». Je vais faire mettre les élèves en équipe de 4 et ils devront venir piger un objet dans mon sac mystère. Tous les objets qu’il y a dans ce sac sont relié à moi d’une quelconque façon. Par exemple, j’ai y mis des livres parce que j’aime lire. Le but, c’est que les élèves essaient de trouver la relation entre l’objet qu’ils auront pigé et moi. Ils devront écrire une phrase par objet et ce qui va rajouter un peu de piquant dans tout ça, c’est que je vais limiter le temps et l’équipe qui aura composé le plus de phrases gagnera un prix… La plupart des profs à qui j’ai parlé de cette idée sont super enthousiastes, alors ça devrait être assez intéressant.
J’ai aussi une autre activité que je voudrais beaucoup essayer qui s’appelle « Paper airplaine introductions ». Après que les élèves en ai appris un peu plus sur moi, je veux bien en savoir plus sur eux aussi. Alors je leur demanderai d’écrire quelques phrases les décrivant sur une feuille de papier vide. Par exemple, « Je m’appelle Takako, j’ai 16 ans et je joue au basketball. Ma musique favorite est le rock. » Ensuite, je ferai plier cette feuille de papier en avion… Vous voyez ce qui s’en vient??? Au signal, tout le monde se lève debout et lance son avion dans les airs. Yahoooo!! Chacun doit alors ramasser un avion par terre, et introduire « l’auteur » de cet avion au reste du groupe. Ça aussi ça va être vraiment drôle à faire, mais je ne peux pas vraiment le faire dans un très grand groupe (j’ai quelques groupes de 40 élèves) car ça va prendre trop de temps. On verra!
Sinon, tout va super bien. Aujourd’hui, il ne fait pas très beau et j’ai bien peur qu’il se mette à pleuvoir… J’espère seulement que ça arrêtera en fin de journée pour que je n’aie pas à pédaler dans la pluie!! Surtout que j’ai plusieurs commissions à faire : je dois préparer du sucre à la crème – recette de Grand-Maman!!! – et j’ai besoin d’acheter de la crème. Il n’y en a pas dans mon supermarché local, alors je dois me rendre au plus gros, qui est à 15 minutes de chez moi… Donc en gros, c’est 30 minutes de plus, dans la pluie (hic!!) seulement pour acheter de la crème. Ça a intérêt à être bon!!! Mais je n’en doute pas… Ça ne peut pas ne pas être bon!!!
Dans les dernières nouvelles, je retourne chez Torii-San (Miyoko) vendredi soir, parce que nous avons un cours samedi matin. Samedi soir, je m’en vais au party de fête de Gillian, une 2e année… Et je vais sûrement rester à coucher chez elle, comme il y a des grosses chances que je rate mon autobus!! Dimanche midi, ça se peut que je rencontre Fumi, une amie d’une amie… Bref, c’est une japonaise qui a appris le français à l’école et qui souhaite continuer à le perfectionner. En échange, elle va sûrement me donner des cours de japonais, ce qui pourrait être vraiment intéressant!
Finalement, en parlant de français, il y a plusieurs ALTs qui ont étudié le français soit au secondaire (pour mes « fellow Canadians », Jessie et Jeff de Calgary) et les autres ont étudié le français à l’université. Ils sont tous super impressionnés du fait que ça soit ma langue maternelle… Ce qui me surprend toujours un peu, probablement parce que le bilinguisme est pas mal plus courant au Québec qu’ailleurs!! Tout ça pour dire que plusieurs m’ont dit qu’ils voudraient continuer à étudier le français soit pour ne pas perdre ce qu’ils ont déjà acquis ou simplement pour le plaisir de le faire. Alors nous allons probablement se rencontrer une fois par mois pour faire une activité – une sortie, un souper – en français seulement. Cool non?? C’est drôle des fois comment le hasard peut arranger les choses…
Enfin, je vous en donnerai plus de détails la prochaine fois!
J’oubliais presque!!! Mardi soir, j’ai pu admiré l’éclipse de lune qui était annoncée. Je ne sais pas si vous l’avez vue aussi, mais c’était vraiment beau!! La lune toute rouge… Une chance que le ciel était clair!!
lundi 27 août 2007
Quelques souvenirs de Fuji-san

Fuji-san, symbole du Japon et de ma préfecture, Shizuoka-ken

THE groupe - ALTs de Shizuoka-ken

Michael et moi, au début de l'ascension...

Le pays du Soleil Levant

Station 9 - pas encore le sommet, mais tout près

La raison pour laquelle j'ai persévéré

Ce n'était définitivement pas une randonnée de dimanche après-midi!

La descente était parfois périlleuse!
Ça y est! J'ai réussi!
Fuji-san... Wow!
Ça y est!
En fin de semaine, je crois que j’ai réalisé un exploit. L’aventure la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire dans ma vie… Grimper le Mont Fuji!! Je ne conte pas d’histoires en disant que c’était l’une des choses les plus difficiles que j’ai eu à faire dans ma vie. Voilà pourquoi…
En ce beau vendredi matin, je me suis levée et je suis allée à l’école comme d’habitude. Aussi, dans l’après-midi, à la place de retourner chez moi, j’étais invitée à aller passer la nuit chez une dame qui participe aux ateliers de conversations que j’anime le samedi matin, Miyoko-san.
Elle m’a accueillie comme si j’étais membre de la famille. Mes « appartements » se trouvent au 2e étage de la maison : une chambre à coucher, une toilette et une salle de télévision. J’ai même ma brosse à dents et un pyjama à moi! La maison de Miyoko-san est très belle et assez spacieuse. Au premier, elle a une chambre tatami, un salon, la chambre des maîtres, la cuisine, la salle à manger, la toilette, la salle de bain et un petit boudoir rattaché à la salle de bain pour se pouponner et où se trouvent la laveuse et la sécheuse à linge. Il y a aussi un petit jardin dans la cour arrière…
Enfin! Miyoko avait aussi invité sa fille, Michiyo-san, qui a une petite fille de 8 mois, Naho. Le mari de Miyoko était parti à Shizuoka pour affaires, mais je l’ai rencontré un peu plus tard dans la soirée. Tous étaient super gentils et vraiment sympathiques. Michiyo et Miyoko parlent assez bien l’anglais, alors c’était relativement facile de communiquer. Donc on a soupé (un cari japonais – moins épicé que la version indienne) avec une salade de « squid », des radis japonais et une mangue pour dessert. Tout était vraiment très bon, même la salade de « squid ». Ensuite, on a fait des petits feux d’artifices (hanabi, qui est traduit littéralement par « fleurs de feu ») dans la cours arrière. Vraiment, c’était une belle soirée! Je me suis couchée vers 21h30 cette soirée-là.
Le lendemain matin, j’ai rencontré le groupe de conversation auquel je vais enseigner les samedis matin. C’est un groupe super sympathique, intéressant et intéressé! J’étais seulement là pour observer le déroulement d’une leçon, et j’ai bien hâte de commencer à leur enseigner pour vrai!! Ensuite, ils m’ont amenée dîner dans un restaurant typiquement japonais. Donc assis par terre sur des coussins… À genoux. J’ai duré 3 minutes!! Ils m’ont permis de m’asseoir sur le côté, mais même là après 30 minutes, j’ai commencé à avoir des fourmis dans les jambes… Il va falloir que je m’habitue! Le dîner était aussi assez intéressant : j’ai mangé du soba, des espèces de nouilles au blé servies tièdes dans un mélange de sauce soya et autre, avec des crevettes tempura (panées) et des mochi, espèces de galettes de riz compressé. Après, je suis retournée prendre mes choses chez Miyoko et je me suis dépêchée pour retourner chez moi, afin de me préparer pour le Mont Fuji.
Nous avons fait un « night climb ». Autrement dit, le but était de commencer à grimper dans la nuit pour être au sommet au moment du lever du soleil. Alors nous devions nous rencontrer à Shizuoka (2 heures de Hamamatsu en auto) pour 17h30. J’ai pris le shinkansen (train ultra rapide) avec quelques autres ALTs de Hama en direction de Shiz et ça a pris 30 minutes. C’était génial!!
Nous sommes arrivés à Shiz et avons rencontré le reste du groupe. C’était une expédition organisée par AJET de Shiz, l’association des ALTs de ma préfecture, alors un autobus nous attendait pour nous mener à la station 5, qui est la plus haute station à laquelle on peut se rendre pour grimper Fuji-san. Cette station se trouve environ à mi-chemin entre le sommet et la base de la montagne. Nous sommes arrivés là-bas vers 21h30 et nous avons attendu jusqu’à environ 23h pour commencer à grimper. Durant le trajet entre Shizuoka et Fuji-san, je n’ai pas vraiment dormi parce que tout le monde était trop excité par ce qui nous attendait. J’aurais peut-être du…
Donc comme je disais, nous avons commencé à monter vers 23h. On dit qu’environ 3000 personnes grimpent Fuji à tous les jours, ce qui est assez incroyable, mais vrai! La vue était magnifique, car même si on était au milieu de la nuit, tout le monde ou presque avait une lampe frontale ou une lampe de poche pour éclairer le chemin, alors on voyait des lignes de lumières qui montaient en zigzag sur une montagne invisible. Il faisait aussi assez froid : à Shiz et Hama, il fait environ 30C et c’est très humide. À la station 5, même en plein jour, il fait environ 10-15C… Alors c’est une méchante différence!
J’étais assez bien préparée côté température : j’avais empilé des couches de linge, soit une camisole, un Tshirt, un coton ouaté et mon imperméable coupe-vent par-dessus. J’avais mis des pantalons de sport et deux paires de bas : une en coton et l’autre en laine par-dessus. J’avais même une tuque pour tenir mes oreilles au chaud. Et c’était nécessaire : le vent était assez intense. Et plus on monte, plus il fait froid…
L’ascension était le gros défi. Au début, ça allait plutôt bien et on arrêtait à chaque 10-15 minutes pour prendre de l’eau et grignoter un peu. C’est qu’on a pas vraiment eu de souper à proprement dit : seulement des collations attrapées sur le vite avant de partir. Sauf que même si 3000 personnes grimpent à chaque jour, le sentier, c’est pas vraiment un sentier. Ce sont des roches empilées les unes sur les autres qu’il faut essayer de grimper sans se casser les deux jambes. Ou encore de la rocaille qui s’effrite si on a le malheur de ne pas assurer notre « prise ». Il n’y a pas vraiment de sentier tapé comme on pourrait s’y attendre. Premier obstacle.
J’ai mentionné qu’on est parti de la station 5. Il y a plusieurs stations 5 autour de la montagne, comme il y a plusieurs sentiers qui mènent au sommet. Nous avons pris le sentier « Fujinomiya », qui est le plus court, mais apparemment un des plus difficiles aussi… Mais ça, ils nous l’ont dit quand on est revenu!! Il y a 12 stations pour se rendre au sommet et il faut parfois mettre jusqu’à 1h30 de « hiking » entre chaque station. Nous sommes partis à 23h, et nous sommes arrivés au sommet il était 7h. Ça fait 8 heures pour monter seulement. Aie!! Nous avons du arrêter souvent pour se reposer un peu, car non seulement la fatigue et la faim nous rattrapaient, aussi le fait que nous montions en altitude. Nous sommes partis à 2400m et le sommet est à 3476m. Il y a pas mal moins d’air à ce niveau-là. Le groupe AJET nous avait fourni des bouteilles d’oxygène et on les a pas mal toutes utilisées! Le mal de l’air (« altitude sickness ») peut provoquer des maux de tête, de l’étourdissement, des nausées… Bref, tout ce qui fait qu’on se sens vraiment pas bien et qu’il faut arrêter le temps que notre corps s’adapte à l’altitude.
Rendue au sommet, j’étais juste épuisée. Mentalement et physiquement. Physiquement parce que l’effort requis est assez grand et 8 heures à monter sans cesse, parfois à marcher dans de la poussière mais souvent à grimper des roches, c’est pas facile. Mentalement parce que ça m’a demandé de me concentrer seulement sur le « climb » et de ne pas penser à autre chose. À certains moment, si je n’avais pas réussi à me pousser au-delà de ce que je pensais possible, j’aurais probablement arrêté et juste rester sur place en attendant de me faire ramasser par quelqu’un. Il ne faut pas oublier que 7h de ces 8 heures à monter se sont passées dans une noirceur totale, incapable de parler à qui que ce soit à cause de l’effort fourni. C’est durant ces moments que l’esprit commence à divaguer un peu, et qu’il faut se discipliner pour continuer.
Je crois que ce qui m’a motivé ce sont les étampes. Sans rire! Avant de commencer à monter, j’avais acheté un bâton de marche en bois, celui qui était vendu dans la boutique souvenirs. D’ailleurs, la plupart des membres du groupe ont aussi acheté le même bâton de marche. Je crois bien qu’il a été mon meilleur ami et mon meilleur ennemi durant mon aventure, mais bon, ça c’est une autre histoire!! Alors tout ça pour dire qu’à chaque station, on pouvait obtenir une étampe que les responsables mettaient sur notre bâton. Ces étampes étaient pour la plupart du temps des fers chauffés à blanc qui brûlaient le bois du bâton pour y laisser la trace. Je suis fière de dire que j’ai obtenu toutes les étampes. Moi et Jessie, une autre canadienne de Calgary, nous sommes les deux seuls membres du groupe à avoir toutes nos étampes. Les autres ont aussi monté mais la plupart ne s’en sont pas vraiment préoccupés. Mais ils étaient tous jaloux quand nous sommes arrivées avec nos bâtons!!!
Je ne sais même pas si je suis capable de décrire comment je me sentais au sommet. Autant j’étais contente d’être enfin en haut, d’avoir réussi à me surpasser et d’avoir conquis Fuji-san, autant j’étais épuisée et j’appréhendais la descente car je savais à quoi m’attendre et je ne savais pas si j’avais le courage de continuer. Mais je n’avais pas vraiment le choix…!!! Nous sommes restés au sommet environ 1h, le temps de se reposer et de marcher un peu. Comme Fuji-san est un ancien volcan, il y a un immense cratère au centre. Nous n’avons pas vraiment fait le tour : ça aurait pris un autre 2h et nous n’en avions pas la force!! Ni le temps d’ailleurs… Il fallait être de retour à l’autobus pour midi. Alors dès que nous avions suffisamment récupéré, nous avons commencé la descente…
Alors la descente a été un peu plus facile… Mais pas tant que ça! C’était très glissant et encore une fois il fallait faire attention où nous mettions les pieds. Je suis tombée quelques fois, mais c’était vers la fin et rien de dramatique. Je crois seulement que la fatigue commençait à prendre le dessus sur mon corps!! Au moins, il a fait relativement beau tout le long : en montant, le ciel était clair et la lune nous éclairait un peu et en descendant, il a fait gros soleil jusqu’à mi-chemin. Quand nous étions au sommet, nous étions au-dessus des nuages, alors en descendant, nous sommes littéralement entrés dans les nuages. C’était très beau mais très froid… et un peu dangereux car parfois nous avions de la peine à voir nos pieds!! Quand ça arrivait, nous n’avions pas le choix d’arrêter parce que nous ne pouvions pas voir le sentier. Aussi, il y avait une foule de gens sur le sentier, et souvent celui-ci était tout juste assez large pour 2 personnes. Alors nous arrêtions à tout bout de champ parce que quelqu’un en avant laissait passer ceux qui montaient, prenait une photo ou arrêtait juste un peu pour prendre son souffle. À certains moments c’était très pratique car ça faisait du bien d’arrêter un peu, mais nous ne voulions pas rater l’autobus et le temps commençait à presser.
J’ai dit que nous sommes partis vers 23h, nous sommes arrivés au sommet vers 7h, nous avons passé une heure en haut pour se reposer un peu et nous avons recommencé à descendre vers 8h. La descente a pris 4h30… Alors si vous calculez bien, nous sommes arrivées en retard. Je crois que je ne l’ai jamais mentionné, mais le « nous », c’était moi, Jessie, Sarah (de l’Irlande), Jessica et Melissa (de la Nouvelle-Zélande) et Caroline, de Québec (yé!! Une autre québécoise!!). Heureusement, l’autobus nous avait attendu et nous sommes revenus épuisés et endoloris de partout à Shizuoka. Quelle expérience!! Encore maintenant, je ne sais pas quoi penser. Avoir su ce qui m’attendait, est-ce que j’aurais entrepris cette ascension-là?? Je me pose sérieusement la question. Mais je suis aussi vraiment contente et fière de moi-même de l’avoir fait et de m’être rendue au bout… Geneviève est témoin : je l’ai appelée du sommet pour avoir de ses nouvelles, mais aussi, ça m’a redonné l’énergie nécessaire pour continuer. Merci Sœur!!!
Probablement que quand je développerai mes photos je me sentirai mieux… Au moins, je n’aurais plus mal partout!! Parce que présentement, j’ai l’impression que mon corps entier est en train de se rebeller contre moi!!
Alors je vous laisser là-dessus… Il y a un proverbe japonais assez connu qui dit « He who is a wise man climbs Fuji-san once. He who is a fool climbs it twice ». En français, « l’homme sage grimpe Fuji-san une fois, mais un fou le refait une deuxième fois ». Je suis donc fière de vous annoncer que je suis maintenant « a wise man »!!
En fin de semaine, je crois que j’ai réalisé un exploit. L’aventure la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire dans ma vie… Grimper le Mont Fuji!! Je ne conte pas d’histoires en disant que c’était l’une des choses les plus difficiles que j’ai eu à faire dans ma vie. Voilà pourquoi…
En ce beau vendredi matin, je me suis levée et je suis allée à l’école comme d’habitude. Aussi, dans l’après-midi, à la place de retourner chez moi, j’étais invitée à aller passer la nuit chez une dame qui participe aux ateliers de conversations que j’anime le samedi matin, Miyoko-san.
Elle m’a accueillie comme si j’étais membre de la famille. Mes « appartements » se trouvent au 2e étage de la maison : une chambre à coucher, une toilette et une salle de télévision. J’ai même ma brosse à dents et un pyjama à moi! La maison de Miyoko-san est très belle et assez spacieuse. Au premier, elle a une chambre tatami, un salon, la chambre des maîtres, la cuisine, la salle à manger, la toilette, la salle de bain et un petit boudoir rattaché à la salle de bain pour se pouponner et où se trouvent la laveuse et la sécheuse à linge. Il y a aussi un petit jardin dans la cour arrière…
Enfin! Miyoko avait aussi invité sa fille, Michiyo-san, qui a une petite fille de 8 mois, Naho. Le mari de Miyoko était parti à Shizuoka pour affaires, mais je l’ai rencontré un peu plus tard dans la soirée. Tous étaient super gentils et vraiment sympathiques. Michiyo et Miyoko parlent assez bien l’anglais, alors c’était relativement facile de communiquer. Donc on a soupé (un cari japonais – moins épicé que la version indienne) avec une salade de « squid », des radis japonais et une mangue pour dessert. Tout était vraiment très bon, même la salade de « squid ». Ensuite, on a fait des petits feux d’artifices (hanabi, qui est traduit littéralement par « fleurs de feu ») dans la cours arrière. Vraiment, c’était une belle soirée! Je me suis couchée vers 21h30 cette soirée-là.
Le lendemain matin, j’ai rencontré le groupe de conversation auquel je vais enseigner les samedis matin. C’est un groupe super sympathique, intéressant et intéressé! J’étais seulement là pour observer le déroulement d’une leçon, et j’ai bien hâte de commencer à leur enseigner pour vrai!! Ensuite, ils m’ont amenée dîner dans un restaurant typiquement japonais. Donc assis par terre sur des coussins… À genoux. J’ai duré 3 minutes!! Ils m’ont permis de m’asseoir sur le côté, mais même là après 30 minutes, j’ai commencé à avoir des fourmis dans les jambes… Il va falloir que je m’habitue! Le dîner était aussi assez intéressant : j’ai mangé du soba, des espèces de nouilles au blé servies tièdes dans un mélange de sauce soya et autre, avec des crevettes tempura (panées) et des mochi, espèces de galettes de riz compressé. Après, je suis retournée prendre mes choses chez Miyoko et je me suis dépêchée pour retourner chez moi, afin de me préparer pour le Mont Fuji.
Nous avons fait un « night climb ». Autrement dit, le but était de commencer à grimper dans la nuit pour être au sommet au moment du lever du soleil. Alors nous devions nous rencontrer à Shizuoka (2 heures de Hamamatsu en auto) pour 17h30. J’ai pris le shinkansen (train ultra rapide) avec quelques autres ALTs de Hama en direction de Shiz et ça a pris 30 minutes. C’était génial!!
Nous sommes arrivés à Shiz et avons rencontré le reste du groupe. C’était une expédition organisée par AJET de Shiz, l’association des ALTs de ma préfecture, alors un autobus nous attendait pour nous mener à la station 5, qui est la plus haute station à laquelle on peut se rendre pour grimper Fuji-san. Cette station se trouve environ à mi-chemin entre le sommet et la base de la montagne. Nous sommes arrivés là-bas vers 21h30 et nous avons attendu jusqu’à environ 23h pour commencer à grimper. Durant le trajet entre Shizuoka et Fuji-san, je n’ai pas vraiment dormi parce que tout le monde était trop excité par ce qui nous attendait. J’aurais peut-être du…
Donc comme je disais, nous avons commencé à monter vers 23h. On dit qu’environ 3000 personnes grimpent Fuji à tous les jours, ce qui est assez incroyable, mais vrai! La vue était magnifique, car même si on était au milieu de la nuit, tout le monde ou presque avait une lampe frontale ou une lampe de poche pour éclairer le chemin, alors on voyait des lignes de lumières qui montaient en zigzag sur une montagne invisible. Il faisait aussi assez froid : à Shiz et Hama, il fait environ 30C et c’est très humide. À la station 5, même en plein jour, il fait environ 10-15C… Alors c’est une méchante différence!
J’étais assez bien préparée côté température : j’avais empilé des couches de linge, soit une camisole, un Tshirt, un coton ouaté et mon imperméable coupe-vent par-dessus. J’avais mis des pantalons de sport et deux paires de bas : une en coton et l’autre en laine par-dessus. J’avais même une tuque pour tenir mes oreilles au chaud. Et c’était nécessaire : le vent était assez intense. Et plus on monte, plus il fait froid…
L’ascension était le gros défi. Au début, ça allait plutôt bien et on arrêtait à chaque 10-15 minutes pour prendre de l’eau et grignoter un peu. C’est qu’on a pas vraiment eu de souper à proprement dit : seulement des collations attrapées sur le vite avant de partir. Sauf que même si 3000 personnes grimpent à chaque jour, le sentier, c’est pas vraiment un sentier. Ce sont des roches empilées les unes sur les autres qu’il faut essayer de grimper sans se casser les deux jambes. Ou encore de la rocaille qui s’effrite si on a le malheur de ne pas assurer notre « prise ». Il n’y a pas vraiment de sentier tapé comme on pourrait s’y attendre. Premier obstacle.
J’ai mentionné qu’on est parti de la station 5. Il y a plusieurs stations 5 autour de la montagne, comme il y a plusieurs sentiers qui mènent au sommet. Nous avons pris le sentier « Fujinomiya », qui est le plus court, mais apparemment un des plus difficiles aussi… Mais ça, ils nous l’ont dit quand on est revenu!! Il y a 12 stations pour se rendre au sommet et il faut parfois mettre jusqu’à 1h30 de « hiking » entre chaque station. Nous sommes partis à 23h, et nous sommes arrivés au sommet il était 7h. Ça fait 8 heures pour monter seulement. Aie!! Nous avons du arrêter souvent pour se reposer un peu, car non seulement la fatigue et la faim nous rattrapaient, aussi le fait que nous montions en altitude. Nous sommes partis à 2400m et le sommet est à 3476m. Il y a pas mal moins d’air à ce niveau-là. Le groupe AJET nous avait fourni des bouteilles d’oxygène et on les a pas mal toutes utilisées! Le mal de l’air (« altitude sickness ») peut provoquer des maux de tête, de l’étourdissement, des nausées… Bref, tout ce qui fait qu’on se sens vraiment pas bien et qu’il faut arrêter le temps que notre corps s’adapte à l’altitude.
Rendue au sommet, j’étais juste épuisée. Mentalement et physiquement. Physiquement parce que l’effort requis est assez grand et 8 heures à monter sans cesse, parfois à marcher dans de la poussière mais souvent à grimper des roches, c’est pas facile. Mentalement parce que ça m’a demandé de me concentrer seulement sur le « climb » et de ne pas penser à autre chose. À certains moment, si je n’avais pas réussi à me pousser au-delà de ce que je pensais possible, j’aurais probablement arrêté et juste rester sur place en attendant de me faire ramasser par quelqu’un. Il ne faut pas oublier que 7h de ces 8 heures à monter se sont passées dans une noirceur totale, incapable de parler à qui que ce soit à cause de l’effort fourni. C’est durant ces moments que l’esprit commence à divaguer un peu, et qu’il faut se discipliner pour continuer.
Je crois que ce qui m’a motivé ce sont les étampes. Sans rire! Avant de commencer à monter, j’avais acheté un bâton de marche en bois, celui qui était vendu dans la boutique souvenirs. D’ailleurs, la plupart des membres du groupe ont aussi acheté le même bâton de marche. Je crois bien qu’il a été mon meilleur ami et mon meilleur ennemi durant mon aventure, mais bon, ça c’est une autre histoire!! Alors tout ça pour dire qu’à chaque station, on pouvait obtenir une étampe que les responsables mettaient sur notre bâton. Ces étampes étaient pour la plupart du temps des fers chauffés à blanc qui brûlaient le bois du bâton pour y laisser la trace. Je suis fière de dire que j’ai obtenu toutes les étampes. Moi et Jessie, une autre canadienne de Calgary, nous sommes les deux seuls membres du groupe à avoir toutes nos étampes. Les autres ont aussi monté mais la plupart ne s’en sont pas vraiment préoccupés. Mais ils étaient tous jaloux quand nous sommes arrivées avec nos bâtons!!!
Je ne sais même pas si je suis capable de décrire comment je me sentais au sommet. Autant j’étais contente d’être enfin en haut, d’avoir réussi à me surpasser et d’avoir conquis Fuji-san, autant j’étais épuisée et j’appréhendais la descente car je savais à quoi m’attendre et je ne savais pas si j’avais le courage de continuer. Mais je n’avais pas vraiment le choix…!!! Nous sommes restés au sommet environ 1h, le temps de se reposer et de marcher un peu. Comme Fuji-san est un ancien volcan, il y a un immense cratère au centre. Nous n’avons pas vraiment fait le tour : ça aurait pris un autre 2h et nous n’en avions pas la force!! Ni le temps d’ailleurs… Il fallait être de retour à l’autobus pour midi. Alors dès que nous avions suffisamment récupéré, nous avons commencé la descente…
Alors la descente a été un peu plus facile… Mais pas tant que ça! C’était très glissant et encore une fois il fallait faire attention où nous mettions les pieds. Je suis tombée quelques fois, mais c’était vers la fin et rien de dramatique. Je crois seulement que la fatigue commençait à prendre le dessus sur mon corps!! Au moins, il a fait relativement beau tout le long : en montant, le ciel était clair et la lune nous éclairait un peu et en descendant, il a fait gros soleil jusqu’à mi-chemin. Quand nous étions au sommet, nous étions au-dessus des nuages, alors en descendant, nous sommes littéralement entrés dans les nuages. C’était très beau mais très froid… et un peu dangereux car parfois nous avions de la peine à voir nos pieds!! Quand ça arrivait, nous n’avions pas le choix d’arrêter parce que nous ne pouvions pas voir le sentier. Aussi, il y avait une foule de gens sur le sentier, et souvent celui-ci était tout juste assez large pour 2 personnes. Alors nous arrêtions à tout bout de champ parce que quelqu’un en avant laissait passer ceux qui montaient, prenait une photo ou arrêtait juste un peu pour prendre son souffle. À certains moments c’était très pratique car ça faisait du bien d’arrêter un peu, mais nous ne voulions pas rater l’autobus et le temps commençait à presser.
J’ai dit que nous sommes partis vers 23h, nous sommes arrivés au sommet vers 7h, nous avons passé une heure en haut pour se reposer un peu et nous avons recommencé à descendre vers 8h. La descente a pris 4h30… Alors si vous calculez bien, nous sommes arrivées en retard. Je crois que je ne l’ai jamais mentionné, mais le « nous », c’était moi, Jessie, Sarah (de l’Irlande), Jessica et Melissa (de la Nouvelle-Zélande) et Caroline, de Québec (yé!! Une autre québécoise!!). Heureusement, l’autobus nous avait attendu et nous sommes revenus épuisés et endoloris de partout à Shizuoka. Quelle expérience!! Encore maintenant, je ne sais pas quoi penser. Avoir su ce qui m’attendait, est-ce que j’aurais entrepris cette ascension-là?? Je me pose sérieusement la question. Mais je suis aussi vraiment contente et fière de moi-même de l’avoir fait et de m’être rendue au bout… Geneviève est témoin : je l’ai appelée du sommet pour avoir de ses nouvelles, mais aussi, ça m’a redonné l’énergie nécessaire pour continuer. Merci Sœur!!!
Probablement que quand je développerai mes photos je me sentirai mieux… Au moins, je n’aurais plus mal partout!! Parce que présentement, j’ai l’impression que mon corps entier est en train de se rebeller contre moi!!
Alors je vous laisser là-dessus… Il y a un proverbe japonais assez connu qui dit « He who is a wise man climbs Fuji-san once. He who is a fool climbs it twice ». En français, « l’homme sage grimpe Fuji-san une fois, mais un fou le refait une deuxième fois ». Je suis donc fière de vous annoncer que je suis maintenant « a wise man »!!
mercredi 22 août 2007
Quelques autres photos...
Bon... J'ai finalement trouvé comment fonctionnait la caméra de mon téléphone, et voilà le résultat!
(J'ai volontairement omis (ou ommis... je ne me souviens plus!!!!) de prendre des photos de mon tatami room, aka salon/salle à manger/chambre à coucher/et tout le reste, étant donné le début de bordel qui s'y trouve. Je tiens à rappeler que une semaine en dehors de l'appart, ça fait bien des choses à ramener et bof... J'ai aucune raison! Il faut croire que j'apprendrai jamais!!)
Aussi, je ne sais pas pourquoi, mais certaines photos apparaissent toujours de côté, même si elles sont "droites" dans mon ordi... Ben coudonc! Vous aurez une raison pour avoir le torticoli!!! Je vous aime!!!
mardi 21 août 2007
Quelle semaine!!!
Une autre semaine est passée… Autant j’ai parfois l’impression d’être ici depuis seulement quelques jours, que d’autres fois, je me sens comme si je faisait partie du paysage!! C’est bizarre non?? Et soyez patients : je crois que je vais battre mon record en terme de longueur de texte… Ça fait quand même un peu plus d’une semaine, et il s’en est passé des choses en tout ce temps!!
Tellement de choses se sont passées depuis la dernière fois que j’ai écrit! Bon, tout d’abord, il y a eu la formation professionnelle (mon orientation donnée par la préfecture) à Kakegawa, qui se trouve environ à 1 heure de chez moi. Le trajet s’est bien déroulé, rien à mentionner là-dessus. Alors lundi matin je suis partie en direction de Kakegawa jusqu’à mercredi soir. C’était vraiment l’fun là-bas : tous les nouveaux ALTs de la préfecture étaient là, alors ça m’a permis de rencontrer plein de nouveaux visages! On était environ une quarantaine de nouveaux et je sais que quelques autres arrivent dans le groupe C, c’est-à-dire demain (mercredi). On étaient tous divisés en fonction du niveau de notre école. Alors comme je suis dans une école qu’on dit « académique », j’étais dans le groupe des ALTs avancé. D’autres étaient dans les groupes débutants et intermédiaires. C’était bien car ça nous permettait vraiment de savoir à quoi s’attendre de nos élèves et de comment l’école fonctionne en général. Aussi, le soir, c’était le party!! Sérieusement, il y avait une grande salle géante de tatamis, et tout le monde se réunissait là pour jaser, jouer aux cartes, etc. C’était bien sympathique! Et anecdote… C’est à Kakegawa que j’ai fait la rencontre de ma première Bertha, à lire, monstre d’araignée!! Allez juste chercher huntsman spider sur google, ça vous donnera une idée!! Aussi, dans la soirée de mardi, nous avons eu une démonstration d’une cérémonie du thé japonaise. C’est vraiment cool!! Tout est calculé avec précision, même la manière dont on avale le thé… Toutes les dames qui nous servaient étaient habillées en kimono traditionnels, alors juste pour ça, ça en a valu la peine. Cependant, traditionnellement, pendant la cérémonie, il faut rester à genoux, dans la position qu’on appelle « seiza ». Bien ça saisit!! (mauvais jeu de mots, je sais…) La cérémonie dure en moyenne 1 heure. Une chance qu’ils nous ont donné la permission de « relaxer » (s’asseoir avec les jambes sur le côté pour les filles, en indien pour les gars) parce que sérieusement, après trois minutes, j’avais atteint mon maximum d’endurance! C’est vraiment difficile! Mais bon… Ça fait partie de l’intrigante culture qu’est la culture japonaise…. Alors mercredi après-midi, après tout ça, on a laissé tout ce beau monde là pour retourner à nos oignons.
Dans mon cas, et pour 5-6 autres ALTs, nous avions un « English Summer School Camp » le jeudi et vendredi. C’était le camp d’été de l’école secondaire Konan, une école des environs. Là-bas ils ont un programme spécial d’anglais intensif, ce qui fait que les élèves sont vraiment performants (apparemment)!! Ça se passait dans un hôtel du centre-ville de Hamamatsu, et c’était là ou (je n’ai pas d’accent sur le « u », désolée!!) les ateliers avaient lieu. Jeudi matin, nous rencontrions les élèves à la station centrale d’Hama et nous étions séparés en petits groupes. Chaque groupe avait 1 ALT et 4 ou 5 élèves. Les élèves avaient déjà choisi un endroit à nous faire visiter, alors nous sommes allés au Musée des Instruments de Musique (je vous rappelle qu’Hamamatsu est la capitale de la musique au Japon : le siège social de Yamaha se trouve ici). C’était vraiment intéressant! Le musée était divisé selon les pays/régions du monde. On a eu le temps de visiter le Japon, la Chine et l’Asie en plus d’une partie de l’exposition sur le Pacifique, mais on n’a pas vraiment vu le reste. Et je dois dire que le trois quart des instruments que nous avons vu, je ne les connaissais même pas!!
Ensuite, nous sommes retournés à l’hôtel pour dîner et nous avions des ateliers pour le reste de l’après-midi. Tous les ALTs (nous étions 8 je crois) avaient reçu un plan de cours pour chaque atelier, alors il ne nous restait qu’à l’animer. Nous faisions la rotation des différents groupes d’élèves pour voir tout le monde… J’ai beaucoup apprécié!! Même si nous avions des groupes de 4 ou 5 élèves à la fois, ça a fait du bien d’enseigner à nouveau!! Les élèves étaient pour la plupart assez motivés et parlaient relativement bien l’anglais. Ils étaient tous en première année du secondaire, alors ça m’a donné une assez bonne idée à savoir ce qui m’attend dans deux semaines, quand les classes vont commencer.
Et ce n’est pas fini…
Vendredi après-midi, après le Summer School Camp, vers 4h, moi et quelques autres ALTs avons décidé d’aller s’acheter un téléphone cellulaire. Alors notre petit groupe de 5 est partie, bien confiant et plein d’espoir… Désespoir!! Nous sommes arrivés dans la boutique en plein centre-ville. Première surprise, personne ne parlait anglais. On s’était fait dire qu’il y avait des gens qui parlaient anglais par d’autres ALTs, mais soit ils n’étaient pas là, soit nous étions à la mauvaise place. Enfin. Nous étions déterminés, alors nous avons persévéré. La dame qui est venue nous servir n’avait pas les traits asiatiques : elle était brésilienne alors parlait le portugais. Je lui ai demandé si elle parlait espagnol, et elle m’a dit qu’elle le comprenait… Alors devinez la suite!! J’ai négocié nos 4 contrats (l’autre ALT qui était avec nous avait déjà un cell) en espagnol avec la dame qui me répondait en portugais. Une chance, Micheal, un ALT qui vient de Tampa en Floride, connaît un peu l’espagnol, alors lui aussi a embarqué dans les conversations quelques fois. C’était complètement bizarre! Nous sommes au Japon et j’ai acheté mon téléphone cell en espagnol…
Deuxième surprise, c’est que c’est long. Et quand je dis long, ce n’est pas 30 minutes ou 1 heure… Pour les 4, ça a pris 4 heures. Malade!! Nicole (de la Floride aussi) et moi avons décidé d’aller acheter un petit quelque chose à la madame, parce qu’elle était tellement patiente avec nous! Le magasin était fermé et elle était encore en train de régler les téléphones des gars (Nicole et moi avons eu les notre en premier). Alors nous sommes allés acheter une petite carte dans un dépanneur du coin, ainsi que des mini kit-kat et j’ai rajouté une pin du Canada. Nous avons tous signé la carte avant de sortir du magasin et nous la lui avons remise… Elle était surprise, mais contente, je crois!!
Tout ça pour dire que j’ai un téléphone cellulaire super high-tech japonais maintenant!!! Non seulement j’ai les options téléphones et messagerie texte, j’ai aussi une caméra intégrée de 3.2 mégapixels, un système GPS, et même…. Une télévision!! Le pire dans tout ça, c’est que ça me sert à rien : je ne capte qu’un seul poste de mon appart!! Mais bon… ça venait avec, alors j’étais pas pour refuser!!
Après tout ça, nous sommes allés manger dans un restaurant fantastique – et c’est sûr que si vous me visitez, je vous y amène!! Ça s’appelle « Pepper Steak » et c’est vraiment comme un resto fast food, mais version japonaise. Il y a une machine en entrant, c’est comme une machine distributrice, mais c’est le menu. Alors tu choisis ce que tu veux, tu mets l’argent dans la machine, elle te donne un ticket, tu donnes le ticket à la serveuse et voilà!! Ce qui a de magique dans tout ça, c’est qu’ils servent des steaks vraiment bons!!! OK, ils sont servis avec du riz et des fèves germés (nous sommes au Japon quand même), mais le steak… miamiamiamiamiamiam!!! EXCELLENT!! Ce n’est pas le fameux steak de Kobe (pas au prix que j’ai payé – 6$) mais c’était vraiment bon!! Lorsque je serai en manque d’un bon steak, c’est sûr que c’est là que je vais aller (jusqu’à ce que je trouve un autre endroit). Je ne l’ai pas dis assez, mais c’est le Japon ici : au supermarché, un steak part à 20$ pour un morceau et ça n’a même pas l’air bon!! Vous viendrez voir vous-même…
Samedi, bien honnêtement, j’ai absolument rien fait! Après avoir passé la semaine à l’extérieur, ça a fait du bien de dormir et de rien faire!! Aussi, je rencontrai des amis pour aller souper en ville (les mêmes amis avec qui je suis allée magasiner un téléphone) samedi soir. Je suis partie de la maison vers 19h30 pour les rencontre à 20h. Quand je suis arrivée, Micheal était là mais les trois autres (qui habitent dans le même bloc) avaient raté leur train, alors ils allaient être en retard. Micheal et moi avons donc décidé d’aller au sommet de l’ACT Tower – la seule tour d’Hamamatsu. On la voit littéralement de partout, vu que le terrain est plat… C’est un bon point de repère!! Aussi, les ascenseurs de l’hôtel sont vitrés alors on peut voir dehors : on a fait quelques tours d’ascenseur! Comment s’auto distraire en trois leçons!!
On a rencontré notre monde et on est allés souper dans un resto fast food pour vrai : on voulait aller au cinéma et nous n’avions que 20 minutes pour manger. Un hamburger et des frites, ça passe toujours bien!!
Le cinéma au Japon est très cher : minimum 15$ par personne… Sans compter le popcorn et les breuvages!! Nous voulions aller voir Transformers, mais nous avions raté les 5 premières minutes : ils n’ont pas voulu nous laisser entrer. Alors nous nous sommes rabattus sur Harry Potter… Le seul autre film en anglais. Si ça n’avait pas été aussi cher, nous aurions probablement été voir un film en japonais, mais pour 15$, on était aussi bien de comprendre ce qu’on allait voir!!
Ensuite, nous avons marché un peu au centre-ville… Par le temps que nous sortions du cinéma, j’avais déjà raté mon dernier autobus, alors je m’étais entendue avec Nicole pour aller dormir chez elle. Donc nous avons marché un peu, nous avons été faire du Furikura (est-ce que j’ai déjà parlé de ces cabines de photos… Les photos qu’on décore à l’ordinateur après les avoir prises…je crois que oui!) et nous sommes allés acheter des drinks au dépanneur. Ici, c’est légal de boire dans la rue, alors nous nous sommes installés sur un banc pour jaser un peu. Il était rendu à peu près minuit que Nicole et les deux autres gars qui habitent dans son complexe ont réalisé qu’eux aussi avaient raté leur dernier train. Nous avions donc deux options : prendre un taxi (environ 40-50$) ou rester et faire la fête. Nous sommes restés! En fait, nous avons été louer un salon de karaoke pour le restant de la nuit (jusqu’à 6h am) et nous avons passé la nuit à chanter comme des fous!! C’était vraiment drôle… J’ai même chanté du Céline Dion en français (à la demande générale – je ne pense pas qu’ils voulaient entendre ma voix, mais ils voulaient le français)!! Le seul hic, c’est que je n’avais jamais entendu cette chanson là : Je n’oublierai jamais… Enfin!! J’ai pas trop eu l’air folle, les gars on essayé de chanter en français avec moi, alors non, on ne l’oubliera pas celle-là!!
Le lendemain matin, je suis quand même allée chez Nicole parce que nous voulions aller magasiner pour se préparer pour la semaine prochaine… Samedi qui s’en vient, je m’en vais grimper le Mont Fuji!!! Yééé!! Sauf que même si on fond de chaleur présentement, au sommet de Fuji-san, il fait très froid (dans les alentours de -10C)… Dommage que je n’aille pas ma tuque et mon foulard!! Au moins, je sais à quoi m’attendre : mes petits amis de Floride, eux, capotent, littéralement!!! Il n’ont jamais vu de neige de leur vie, alors imaginez!! En plus, nous allons faire la montée de nuit, pour être au sommet au lever du soleil… Mais la montée seulement, c’est quand même 6 heures, alors bon. Une chance que j’ai fait pas mal de vélo depuis que je suis arrivée!! Mais c’est vraiment une expérience unique alors il faut que j’en profite!!
Aussi, ça se peut que j’ailles voir un match de sumo dans deux semaines… Mais ça, ça reste à voir!!
Alors voilà. J’espère que vous ne vous êtes pas endormis devant l’écran tellement ça a pris du temps à lire tout ça!!
Et j’adore recevoir de vos nouvelles… Même un petit bonjour, ça fait toujours plaisir!! Comme ça.
Tellement de choses se sont passées depuis la dernière fois que j’ai écrit! Bon, tout d’abord, il y a eu la formation professionnelle (mon orientation donnée par la préfecture) à Kakegawa, qui se trouve environ à 1 heure de chez moi. Le trajet s’est bien déroulé, rien à mentionner là-dessus. Alors lundi matin je suis partie en direction de Kakegawa jusqu’à mercredi soir. C’était vraiment l’fun là-bas : tous les nouveaux ALTs de la préfecture étaient là, alors ça m’a permis de rencontrer plein de nouveaux visages! On était environ une quarantaine de nouveaux et je sais que quelques autres arrivent dans le groupe C, c’est-à-dire demain (mercredi). On étaient tous divisés en fonction du niveau de notre école. Alors comme je suis dans une école qu’on dit « académique », j’étais dans le groupe des ALTs avancé. D’autres étaient dans les groupes débutants et intermédiaires. C’était bien car ça nous permettait vraiment de savoir à quoi s’attendre de nos élèves et de comment l’école fonctionne en général. Aussi, le soir, c’était le party!! Sérieusement, il y avait une grande salle géante de tatamis, et tout le monde se réunissait là pour jaser, jouer aux cartes, etc. C’était bien sympathique! Et anecdote… C’est à Kakegawa que j’ai fait la rencontre de ma première Bertha, à lire, monstre d’araignée!! Allez juste chercher huntsman spider sur google, ça vous donnera une idée!! Aussi, dans la soirée de mardi, nous avons eu une démonstration d’une cérémonie du thé japonaise. C’est vraiment cool!! Tout est calculé avec précision, même la manière dont on avale le thé… Toutes les dames qui nous servaient étaient habillées en kimono traditionnels, alors juste pour ça, ça en a valu la peine. Cependant, traditionnellement, pendant la cérémonie, il faut rester à genoux, dans la position qu’on appelle « seiza ». Bien ça saisit!! (mauvais jeu de mots, je sais…) La cérémonie dure en moyenne 1 heure. Une chance qu’ils nous ont donné la permission de « relaxer » (s’asseoir avec les jambes sur le côté pour les filles, en indien pour les gars) parce que sérieusement, après trois minutes, j’avais atteint mon maximum d’endurance! C’est vraiment difficile! Mais bon… Ça fait partie de l’intrigante culture qu’est la culture japonaise…. Alors mercredi après-midi, après tout ça, on a laissé tout ce beau monde là pour retourner à nos oignons.
Dans mon cas, et pour 5-6 autres ALTs, nous avions un « English Summer School Camp » le jeudi et vendredi. C’était le camp d’été de l’école secondaire Konan, une école des environs. Là-bas ils ont un programme spécial d’anglais intensif, ce qui fait que les élèves sont vraiment performants (apparemment)!! Ça se passait dans un hôtel du centre-ville de Hamamatsu, et c’était là ou (je n’ai pas d’accent sur le « u », désolée!!) les ateliers avaient lieu. Jeudi matin, nous rencontrions les élèves à la station centrale d’Hama et nous étions séparés en petits groupes. Chaque groupe avait 1 ALT et 4 ou 5 élèves. Les élèves avaient déjà choisi un endroit à nous faire visiter, alors nous sommes allés au Musée des Instruments de Musique (je vous rappelle qu’Hamamatsu est la capitale de la musique au Japon : le siège social de Yamaha se trouve ici). C’était vraiment intéressant! Le musée était divisé selon les pays/régions du monde. On a eu le temps de visiter le Japon, la Chine et l’Asie en plus d’une partie de l’exposition sur le Pacifique, mais on n’a pas vraiment vu le reste. Et je dois dire que le trois quart des instruments que nous avons vu, je ne les connaissais même pas!!
Ensuite, nous sommes retournés à l’hôtel pour dîner et nous avions des ateliers pour le reste de l’après-midi. Tous les ALTs (nous étions 8 je crois) avaient reçu un plan de cours pour chaque atelier, alors il ne nous restait qu’à l’animer. Nous faisions la rotation des différents groupes d’élèves pour voir tout le monde… J’ai beaucoup apprécié!! Même si nous avions des groupes de 4 ou 5 élèves à la fois, ça a fait du bien d’enseigner à nouveau!! Les élèves étaient pour la plupart assez motivés et parlaient relativement bien l’anglais. Ils étaient tous en première année du secondaire, alors ça m’a donné une assez bonne idée à savoir ce qui m’attend dans deux semaines, quand les classes vont commencer.
Et ce n’est pas fini…
Vendredi après-midi, après le Summer School Camp, vers 4h, moi et quelques autres ALTs avons décidé d’aller s’acheter un téléphone cellulaire. Alors notre petit groupe de 5 est partie, bien confiant et plein d’espoir… Désespoir!! Nous sommes arrivés dans la boutique en plein centre-ville. Première surprise, personne ne parlait anglais. On s’était fait dire qu’il y avait des gens qui parlaient anglais par d’autres ALTs, mais soit ils n’étaient pas là, soit nous étions à la mauvaise place. Enfin. Nous étions déterminés, alors nous avons persévéré. La dame qui est venue nous servir n’avait pas les traits asiatiques : elle était brésilienne alors parlait le portugais. Je lui ai demandé si elle parlait espagnol, et elle m’a dit qu’elle le comprenait… Alors devinez la suite!! J’ai négocié nos 4 contrats (l’autre ALT qui était avec nous avait déjà un cell) en espagnol avec la dame qui me répondait en portugais. Une chance, Micheal, un ALT qui vient de Tampa en Floride, connaît un peu l’espagnol, alors lui aussi a embarqué dans les conversations quelques fois. C’était complètement bizarre! Nous sommes au Japon et j’ai acheté mon téléphone cell en espagnol…
Deuxième surprise, c’est que c’est long. Et quand je dis long, ce n’est pas 30 minutes ou 1 heure… Pour les 4, ça a pris 4 heures. Malade!! Nicole (de la Floride aussi) et moi avons décidé d’aller acheter un petit quelque chose à la madame, parce qu’elle était tellement patiente avec nous! Le magasin était fermé et elle était encore en train de régler les téléphones des gars (Nicole et moi avons eu les notre en premier). Alors nous sommes allés acheter une petite carte dans un dépanneur du coin, ainsi que des mini kit-kat et j’ai rajouté une pin du Canada. Nous avons tous signé la carte avant de sortir du magasin et nous la lui avons remise… Elle était surprise, mais contente, je crois!!
Tout ça pour dire que j’ai un téléphone cellulaire super high-tech japonais maintenant!!! Non seulement j’ai les options téléphones et messagerie texte, j’ai aussi une caméra intégrée de 3.2 mégapixels, un système GPS, et même…. Une télévision!! Le pire dans tout ça, c’est que ça me sert à rien : je ne capte qu’un seul poste de mon appart!! Mais bon… ça venait avec, alors j’étais pas pour refuser!!
Après tout ça, nous sommes allés manger dans un restaurant fantastique – et c’est sûr que si vous me visitez, je vous y amène!! Ça s’appelle « Pepper Steak » et c’est vraiment comme un resto fast food, mais version japonaise. Il y a une machine en entrant, c’est comme une machine distributrice, mais c’est le menu. Alors tu choisis ce que tu veux, tu mets l’argent dans la machine, elle te donne un ticket, tu donnes le ticket à la serveuse et voilà!! Ce qui a de magique dans tout ça, c’est qu’ils servent des steaks vraiment bons!!! OK, ils sont servis avec du riz et des fèves germés (nous sommes au Japon quand même), mais le steak… miamiamiamiamiamiam!!! EXCELLENT!! Ce n’est pas le fameux steak de Kobe (pas au prix que j’ai payé – 6$) mais c’était vraiment bon!! Lorsque je serai en manque d’un bon steak, c’est sûr que c’est là que je vais aller (jusqu’à ce que je trouve un autre endroit). Je ne l’ai pas dis assez, mais c’est le Japon ici : au supermarché, un steak part à 20$ pour un morceau et ça n’a même pas l’air bon!! Vous viendrez voir vous-même…
Samedi, bien honnêtement, j’ai absolument rien fait! Après avoir passé la semaine à l’extérieur, ça a fait du bien de dormir et de rien faire!! Aussi, je rencontrai des amis pour aller souper en ville (les mêmes amis avec qui je suis allée magasiner un téléphone) samedi soir. Je suis partie de la maison vers 19h30 pour les rencontre à 20h. Quand je suis arrivée, Micheal était là mais les trois autres (qui habitent dans le même bloc) avaient raté leur train, alors ils allaient être en retard. Micheal et moi avons donc décidé d’aller au sommet de l’ACT Tower – la seule tour d’Hamamatsu. On la voit littéralement de partout, vu que le terrain est plat… C’est un bon point de repère!! Aussi, les ascenseurs de l’hôtel sont vitrés alors on peut voir dehors : on a fait quelques tours d’ascenseur! Comment s’auto distraire en trois leçons!!
On a rencontré notre monde et on est allés souper dans un resto fast food pour vrai : on voulait aller au cinéma et nous n’avions que 20 minutes pour manger. Un hamburger et des frites, ça passe toujours bien!!
Le cinéma au Japon est très cher : minimum 15$ par personne… Sans compter le popcorn et les breuvages!! Nous voulions aller voir Transformers, mais nous avions raté les 5 premières minutes : ils n’ont pas voulu nous laisser entrer. Alors nous nous sommes rabattus sur Harry Potter… Le seul autre film en anglais. Si ça n’avait pas été aussi cher, nous aurions probablement été voir un film en japonais, mais pour 15$, on était aussi bien de comprendre ce qu’on allait voir!!
Ensuite, nous avons marché un peu au centre-ville… Par le temps que nous sortions du cinéma, j’avais déjà raté mon dernier autobus, alors je m’étais entendue avec Nicole pour aller dormir chez elle. Donc nous avons marché un peu, nous avons été faire du Furikura (est-ce que j’ai déjà parlé de ces cabines de photos… Les photos qu’on décore à l’ordinateur après les avoir prises…je crois que oui!) et nous sommes allés acheter des drinks au dépanneur. Ici, c’est légal de boire dans la rue, alors nous nous sommes installés sur un banc pour jaser un peu. Il était rendu à peu près minuit que Nicole et les deux autres gars qui habitent dans son complexe ont réalisé qu’eux aussi avaient raté leur dernier train. Nous avions donc deux options : prendre un taxi (environ 40-50$) ou rester et faire la fête. Nous sommes restés! En fait, nous avons été louer un salon de karaoke pour le restant de la nuit (jusqu’à 6h am) et nous avons passé la nuit à chanter comme des fous!! C’était vraiment drôle… J’ai même chanté du Céline Dion en français (à la demande générale – je ne pense pas qu’ils voulaient entendre ma voix, mais ils voulaient le français)!! Le seul hic, c’est que je n’avais jamais entendu cette chanson là : Je n’oublierai jamais… Enfin!! J’ai pas trop eu l’air folle, les gars on essayé de chanter en français avec moi, alors non, on ne l’oubliera pas celle-là!!
Le lendemain matin, je suis quand même allée chez Nicole parce que nous voulions aller magasiner pour se préparer pour la semaine prochaine… Samedi qui s’en vient, je m’en vais grimper le Mont Fuji!!! Yééé!! Sauf que même si on fond de chaleur présentement, au sommet de Fuji-san, il fait très froid (dans les alentours de -10C)… Dommage que je n’aille pas ma tuque et mon foulard!! Au moins, je sais à quoi m’attendre : mes petits amis de Floride, eux, capotent, littéralement!!! Il n’ont jamais vu de neige de leur vie, alors imaginez!! En plus, nous allons faire la montée de nuit, pour être au sommet au lever du soleil… Mais la montée seulement, c’est quand même 6 heures, alors bon. Une chance que j’ai fait pas mal de vélo depuis que je suis arrivée!! Mais c’est vraiment une expérience unique alors il faut que j’en profite!!
Aussi, ça se peut que j’ailles voir un match de sumo dans deux semaines… Mais ça, ça reste à voir!!
Alors voilà. J’espère que vous ne vous êtes pas endormis devant l’écran tellement ça a pris du temps à lire tout ça!!
Et j’adore recevoir de vos nouvelles… Même un petit bonjour, ça fait toujours plaisir!! Comme ça.
Inscription à :
Articles (Atom)