Ca y est... Ca ne fait pas deux mois que je suis au Japon et je commence deja a ne plus savoir comment ecrire en francais!! Donc je dois des excuses a tous mes collegues et amis profs de francais, ainsi qu`a tout le monde, car c`est vrai qu`un conte-rendu, ca entre un peu dans la categorie "fantastique et contes de fees"!!! Et n`hesitez pas a me reprendre si je fais quelques fautes comme ca... Ca fait du bien de se le faire rappeler une fois de temps en temps!!
Sinon, ca va toujours tres bien. En discutant avec les autres ALTs dans mon coin, j`ai realise que je suis la seule qui a autant de rencontres avec mon club d`anglais. Les autres ont environ six rencontres en une etape, donc 6 rencontres en quatre mois, plus ou moins. J`en ai 2 par semaine... Alors ca me tient occupee! J`ai decide de commencer un projet avec eux: "My life storybook". Je vais leur demander de choisir 5 aspects de leur vie - leurs familles, la vie a l`ecole, leurs reves et leurs buts... Ils devront ecrire un cours texte sur chaque aspect choisi et l`illustrer a l`aide de photos, de dessins, de coupures de magazine, donc ce qu`il voudront! Dans le fond, je leur demande de faire un genre de "scrapbook" de leur vie, et ils devront presenter le tout au groupe du club. J`espere qu`il vont embarquer, comme on dit!! Aussi, ca va etre un super moyen pour moi d`apprender leurs noms et de les retenir. Il n`y a pas de Pierre Jean Jacques ici, c`est plutot Sakako, Tanaka, Haruhiko et Yoichiro... Donc pas tres tres facile a retenir!! Je vous en donnerai des nouvelles!
Aussi, grosse nouvelle pour moi!!! Je viens de m`acheter une toute nouvelle camera digiatle. Enfin!!! Alors ma mission en fin de semaine, c`est de prendre le plus de photos possible pour vous faire vivre un peu plus a fond mon experience ici, au Japon. A condition que je comprenne comment ma camera fonctionne: le manuel est tout ecrit en japonais. Au moins, c`est une Canon, alors c`est une marque que je "connais"!
D`ailleurs, ma fin de semaine est bien remplie: vendredi soir, donc ce soir, je suis dans une equipe de "genies en herbe" dans un concours organise par les JETs de ma prefecture. Ne me demandez pas pourquoi, car je suis vraiment nulle dans ce genre de choses, mais j`ai embarque quand meme. Alors on se rend a Shizuoka (30 minutes en shinkansen/bullet train - 2h en train regulier) pour affronter les autres equipes... Ca va etre drole!!! Samedi je vais a notre premiere rencontre "en francais". J`ai bien hate de rencontrer les autres ALTs... Mais je suis pas mal sure que je suis la seule "vraie" francophone du groupe. On verra! Dimanche, il y a deux festivals auxquels tout le monde dit qu`il faut assister - le premier est un festival bresilien de samba au centre-ville, le deuxieme est litteratlement un festival de "crazy businessman": des hommes d`affaires qui font le party habilles en lutteurs de sumo (=couche!!!) et qui courent dans tous les sens dans la rue. Du moins, c`est ce que je me suis fais dire. J`espere etre capable d`assister aux 2, mais ils sont environ a 1h30-2h de route de distance. Encore une fois, on verra rendu la! Et lundi, c`est conge!! Youppi!! Il y a une partie de soccer qui est en train de prendre forme... Ca fait 3 personnes qui me demandent si je suis interessee a participer. Mais avec tout ce que j`ai de deja prevu, je vais peut-etre prendre ca relax et en profiter pour faire un peu de menage et me reposer...
jeudi 13 septembre 2007
mercredi 12 septembre 2007
Oups!
Oups... C'est le cas! Je commence à me relâcher un peu et disons que je n'écris pas aussi souvent que je le voudrais dans ce blog!! C'est que depuis que l'école a commencé, je crois que je n'ai jamais été aussi occupée! La seule raison qui fait que je quitte l'école le soir, c'est que je veux arriver à la maison avant qu'il fasse noir.
Noir ici et noir au Québec, c'est vraiment deux choses... Ici, sur tous les chemins que je peux prendre pour me rendre à l'école en vélo et vice-versa, aucun n'est éclairé. Et la plupart du temps, je suis sur des pistes plus que sur des routes... Ces soit-disant routes sont tout juste assez larges pour laisser passer une voiture. Alors le soir, en vélo, on n'y voit pas grand chose. Le prochain achat que je dois faire est d'ailleurs une lampe de poche spécialement conçue pour les vélos. Je vais l'accrocher après mon panier, devant mon guidon, alors au moins, s'il m'arrive de prendre mon vélo à la noirceur, je vais pouvoir y voir quelque chose! Parce qu'il faut dire qu'à 18h30, le soleil est déjà couché... Enfin!
À l'école, comme je disais, je suis plus débordée que jamais! Mes cours avec les 1e et 2e années sont OK, ce sont les 3e années et mon club d'anglais qui me tiennent occupée. Je vois les 1e et les 2e une fois au deux semaines, tandis que je vois mes 2 groupes de 3e deux fois par semaine, donc la cadence est beaucoup plus rapide! C'est la même chose pour le club d'anglais: il y a deux rencontres par semaine. En plus, jusqu'à la fin du mois, j'ai deux élèves du club d'anglais qui participent au concours régional de "speech". Ils devaient écrire un discours sur un sujet libre, et doivent l'apprendre par coeur pour ensuite le réciter "en vrai" devant un public. Donc c'est beaucoup de travail non seulement pour la présentation du discours (les intonations, la prononciations, le non-verbal...) mais aussi pour le discours comme tel. Il faut que la structure se tienne, qu'il n'y ait pas de fautes, etc. Bref, je passe en moyenne une heure par jour juste à travailler avec mes deux élèves sur leurs discours respectifs. Mais c'est vraiment intéressant!! Et leurs sujets aussi... Sakura, une élève de 2e année, a choisi de discuter de l'impact de la télévision chez les gens, et Tanaka, un autre étudiant de 2e, parle de sa passion pour les mathématiques. Les deux textes sont vraiment différents, mais captivants!! Je commence déjà à être nerveuse pour eux...
En dehors de l'école, tout va super aussi. Le temps est gris, il pleut un peu plus souvent que lorsque je suis arrivée, mais ça fait du bien parce que c'est aussi plus frais, donc plus confortable! Je garde quand même mon air conditionné le soir, pour dormir, parce que sinon, c'est encore un peu trop humide. L'automne et l'hiver arrivent à grands pas: les feuilles commencent à jaunir, c'est le début des récoltes. Dans mon coin, ce sont surtout des échalotes/onions verts et le riz qui ont leur place dans les champs. C'est vraiment beau aussi, car souvent, des aigrettes (des mini-hérons tout blanc) vont se poser au milieu d'une rizière, alors c'est une tache blanche au centre d'une mer verte/jaune. Je devrai prendre des photos... Avec le nouvel appareil digital que j'ai l'intention de m'acheter très bientôt!!
C'est que la fin de semaine prochaine, on a une fin de semaine de 3 jours... Des amis et moi planifiont se rendre à Disneyland Tokyo pour fêter ça! OK, il y a sûrement plein d'autres attractions et endroits plus "japonais" à visiter, je l'avoue. Mais il faut quand même que je vous dise que mes amis les plus proches viennent tous de la Floride, donc du royaume de Disney!!! Malgré qu'à force d'en entendre parler par tout le monde, autant mes élèves que les profs et toutes les publicités, je me demande s'il n'y a pas plus quétaine japonais que ça. Les japonais adorent tout ce qui est cute "kawaii" comme ils disent, ce qui est plutôt "quétaine" pour nous... Je vous en redonnerai des nouvelles!
Et pour répondre à Dom, le jeu que j'ai joué avec mes élèves pour mon "self introduction" s'appelle "Le sac mystérieux". J'ai mis dans le sac plusieurs objets qui me représentent, par exemple, des photos de ma famille, des livres, des dictionnaires de poche japonais/anglais, des CD... Les élèves étaient placés en équipe de 4 et chaque équipe devaient venir piger un objet dans le sac. Avec cet objet, ils devaient écrire une phrase qui reliait cet objet à moi. Par exemple, s'ils pigaient le drapeau du Québec, ils devaient écrire quelque chose du genre "Miss Melissa comes from Québec". Quand ils avaient fini d'écrire leur phrase, il devaient remettre l'objet dans le sac et en piger un autre. Le but du jeu c'est d'écrire le plus de phrase possible, donc de piger le plus d'objets possible. Habituellement, je laissait entre 8 et 10 minutes pour faire ça et ensuite, je faisais le décompte des phrases de chaque équipe. L'équipe avec le plus de phrases était la gagnante. En tant que prof, le but, c'est vraiment de faire parler les élèves entre eux ainsi que de les faire écrire un peu... Comme j'ai des classes de OC (oral communication), je suis vraiment là pour les faire parler et leur donner le plus d'occasions possible de le faire. Et ça a relativement bien fonctionné dans tous les groupes, je suis assez contente du résultat!!
Bon... c'est à peu près tout pour l'instant. Je vais me coucher!!!!
Noir ici et noir au Québec, c'est vraiment deux choses... Ici, sur tous les chemins que je peux prendre pour me rendre à l'école en vélo et vice-versa, aucun n'est éclairé. Et la plupart du temps, je suis sur des pistes plus que sur des routes... Ces soit-disant routes sont tout juste assez larges pour laisser passer une voiture. Alors le soir, en vélo, on n'y voit pas grand chose. Le prochain achat que je dois faire est d'ailleurs une lampe de poche spécialement conçue pour les vélos. Je vais l'accrocher après mon panier, devant mon guidon, alors au moins, s'il m'arrive de prendre mon vélo à la noirceur, je vais pouvoir y voir quelque chose! Parce qu'il faut dire qu'à 18h30, le soleil est déjà couché... Enfin!
À l'école, comme je disais, je suis plus débordée que jamais! Mes cours avec les 1e et 2e années sont OK, ce sont les 3e années et mon club d'anglais qui me tiennent occupée. Je vois les 1e et les 2e une fois au deux semaines, tandis que je vois mes 2 groupes de 3e deux fois par semaine, donc la cadence est beaucoup plus rapide! C'est la même chose pour le club d'anglais: il y a deux rencontres par semaine. En plus, jusqu'à la fin du mois, j'ai deux élèves du club d'anglais qui participent au concours régional de "speech". Ils devaient écrire un discours sur un sujet libre, et doivent l'apprendre par coeur pour ensuite le réciter "en vrai" devant un public. Donc c'est beaucoup de travail non seulement pour la présentation du discours (les intonations, la prononciations, le non-verbal...) mais aussi pour le discours comme tel. Il faut que la structure se tienne, qu'il n'y ait pas de fautes, etc. Bref, je passe en moyenne une heure par jour juste à travailler avec mes deux élèves sur leurs discours respectifs. Mais c'est vraiment intéressant!! Et leurs sujets aussi... Sakura, une élève de 2e année, a choisi de discuter de l'impact de la télévision chez les gens, et Tanaka, un autre étudiant de 2e, parle de sa passion pour les mathématiques. Les deux textes sont vraiment différents, mais captivants!! Je commence déjà à être nerveuse pour eux...
En dehors de l'école, tout va super aussi. Le temps est gris, il pleut un peu plus souvent que lorsque je suis arrivée, mais ça fait du bien parce que c'est aussi plus frais, donc plus confortable! Je garde quand même mon air conditionné le soir, pour dormir, parce que sinon, c'est encore un peu trop humide. L'automne et l'hiver arrivent à grands pas: les feuilles commencent à jaunir, c'est le début des récoltes. Dans mon coin, ce sont surtout des échalotes/onions verts et le riz qui ont leur place dans les champs. C'est vraiment beau aussi, car souvent, des aigrettes (des mini-hérons tout blanc) vont se poser au milieu d'une rizière, alors c'est une tache blanche au centre d'une mer verte/jaune. Je devrai prendre des photos... Avec le nouvel appareil digital que j'ai l'intention de m'acheter très bientôt!!
C'est que la fin de semaine prochaine, on a une fin de semaine de 3 jours... Des amis et moi planifiont se rendre à Disneyland Tokyo pour fêter ça! OK, il y a sûrement plein d'autres attractions et endroits plus "japonais" à visiter, je l'avoue. Mais il faut quand même que je vous dise que mes amis les plus proches viennent tous de la Floride, donc du royaume de Disney!!! Malgré qu'à force d'en entendre parler par tout le monde, autant mes élèves que les profs et toutes les publicités, je me demande s'il n'y a pas plus quétaine japonais que ça. Les japonais adorent tout ce qui est cute "kawaii" comme ils disent, ce qui est plutôt "quétaine" pour nous... Je vous en redonnerai des nouvelles!
Et pour répondre à Dom, le jeu que j'ai joué avec mes élèves pour mon "self introduction" s'appelle "Le sac mystérieux". J'ai mis dans le sac plusieurs objets qui me représentent, par exemple, des photos de ma famille, des livres, des dictionnaires de poche japonais/anglais, des CD... Les élèves étaient placés en équipe de 4 et chaque équipe devaient venir piger un objet dans le sac. Avec cet objet, ils devaient écrire une phrase qui reliait cet objet à moi. Par exemple, s'ils pigaient le drapeau du Québec, ils devaient écrire quelque chose du genre "Miss Melissa comes from Québec". Quand ils avaient fini d'écrire leur phrase, il devaient remettre l'objet dans le sac et en piger un autre. Le but du jeu c'est d'écrire le plus de phrase possible, donc de piger le plus d'objets possible. Habituellement, je laissait entre 8 et 10 minutes pour faire ça et ensuite, je faisais le décompte des phrases de chaque équipe. L'équipe avec le plus de phrases était la gagnante. En tant que prof, le but, c'est vraiment de faire parler les élèves entre eux ainsi que de les faire écrire un peu... Comme j'ai des classes de OC (oral communication), je suis vraiment là pour les faire parler et leur donner le plus d'occasions possible de le faire. Et ça a relativement bien fonctionné dans tous les groupes, je suis assez contente du résultat!!
Bon... c'est à peu près tout pour l'instant. Je vais me coucher!!!!
lundi 3 septembre 2007
JOUR 2
Je viens de terminer ma toute premiere lecon au Japon!! Yee!!! Ca a relativement bien ete. La prof avec qui je faisais du team-teaching, Iio-sensei, est vraiment sympathique et je me sens super a l`aise avec elle. J`ai donc procede a mon "self introduction" avec un groupe de 3e annee - les finissants. C`etait plutot bizarre...
Ce n`etait pas le groupe d`Iio-sensei, mais celui d`une autre prof, D`Angelo-sensei. Elle m`avait avisee qu`elle ne serait pas la aujourd`hui, et Iio-sensei le savait aussi, donc tout etait correct de ce cote. Les eleves, par contre, ne le savaient pas, et bonjour le bordel!!! C`etait pas si pire...!! Certains eleves etaient excites et parlaient tout le temps - ma gang de "crazy boys" (ce sont eux qui se sont presente comme ca) et les autres etaient tellement silencieux que j`avais l`impression qu`ils etaient sur le point de s`endormir!! Mais des que j`ai commence le jeu que j`avais prepare, tout le monde a travaille tel que je l`avais espere, alors ca a ete un succes!!
J`espere maintenant que demain et apres-demain et les jours et les semaines... Bref, qu`en gros, tout va bien aller!
Ce n`etait pas le groupe d`Iio-sensei, mais celui d`une autre prof, D`Angelo-sensei. Elle m`avait avisee qu`elle ne serait pas la aujourd`hui, et Iio-sensei le savait aussi, donc tout etait correct de ce cote. Les eleves, par contre, ne le savaient pas, et bonjour le bordel!!! C`etait pas si pire...!! Certains eleves etaient excites et parlaient tout le temps - ma gang de "crazy boys" (ce sont eux qui se sont presente comme ca) et les autres etaient tellement silencieux que j`avais l`impression qu`ils etaient sur le point de s`endormir!! Mais des que j`ai commence le jeu que j`avais prepare, tout le monde a travaille tel que je l`avais espere, alors ca a ete un succes!!
J`espere maintenant que demain et apres-demain et les jours et les semaines... Bref, qu`en gros, tout va bien aller!
JOUR 1
Ça y est! J’ai commencé l’école pour vrai! Ce matin, j’ai rencontré tous les élèves de l’école pour la 1ère fois…
On a commencé avec le fameux « meeting » de la salle des profs. Tous les matins, kocho-sensei (le directeur), kyoto-sensei (le directeur adjoint) et d’autres profs font un contrendu de la journée, ce qui va se passer de spécial, s’il y a des choses que tout le monde doit savoir… C’est très formel et comme je ne parle pas japonais, je ne comprends absolument rien de se qui se passe! J’ai l’impression que je vais passer mon temps à demander ce que je dois savoir ou ce qui me concerne directement. Enfin, on verra!!
Ensuite, il y a eu un exercice de feu/tremblement de terre. En fait, tout le monde portait un casque de sûreté – pas très esthétique! – et nous devions nous rendre sur le terrain de baseball de l’école. C’était plus un prétexte pour réunir tout le monde, tant qu’à moi! Les élèves prenaient bien leur temps, et les profs n’étaient pas plus stressés. Au moins, je saurais quoi faire s’il y a une vraie urgence!
Et après, le moment de vérité. La cérémonie d’ouverture de la 2e étape. C’est que l’école commence au moins d’avril, mais les élèves ont un mois de vacances d’été entre la première et la deuxième étape. C’est donc au cours de cette cérémonie que j’ai dû faire mon fameux « speech ». Il y a au-dessus de 1300 élèves et 70 profs… ouf!! C’était pas mal stressant! Surtout que je faisais une partie en japonais. Mais tout c’est super bien passé, sans accros, sans détails croustillants à raconter. La cérémonie était quand même relativement longue et comme j’étais en tailleur, et nous étions en plein soleil, il faisait pas mal chaud!
En parlant de température, ces derniers temps, il a commencé à faire un peu moins beau. Enfin!!!! La pluie, c’est pas toujours drôle, spécialement quand je dois me rendre en vélo à l’école, mais j’ai été relativement chanceuse jusqu’à maintenant : seulement quelques petites gouttes. La plupart du temps, ça commence à tomber juste après que je sois arrivée à destination. Ce qui est positif dans tout ça, c’est la fraîcheur amenée avec la pluie. C’est un peu moins étouffant maintenant et même que des fois, nous sommes gâtés avec un petit vent frais qui fait vraiment du bien! Je dors quand même avec mon air conditionné allumé, mais je ne suis plus trempée de sueur quand j’arrive chez moi, après ma « ride » de vélo.
Alors voilà pour ma première journée d’école… Elle n’est pas encore finie, mais je crois qu’elle a plutôt bien commencée!
…suite!
Le restant de la journée s’est pas trop mal déroulé : meeting après meeting après meeting après meeting… Bref, j’ai pas mal passé toute la journée seule dans la salle des profs. Ça a fait changement de la folie qui y régnait ce matin! Mais là, il est 4 heures et c’est la folie à nouveau! Je me demande comment ça va être demain et dans les jours qui vont suivre. Est-ce que ça va être toujours aussi bruyant?? Si oui, je devrai peut-être envisager amener des bouchons pour les oreilles!!
Ben non… C’est pas si pire, mais quand même! C’est vraiment différent que lorsque je suis arrivée, et on sens le « bizzz bizzz » des profs qui courent dans tous les sens! De mon côté, c’est plutôt tranquille! Tous mes documents et mes activités sont prêts à distribuer : j’ai fais des copies de mes plans de cours pour les profs avec qui je vais travailler… Bref, je suis en business!!!
On a commencé avec le fameux « meeting » de la salle des profs. Tous les matins, kocho-sensei (le directeur), kyoto-sensei (le directeur adjoint) et d’autres profs font un contrendu de la journée, ce qui va se passer de spécial, s’il y a des choses que tout le monde doit savoir… C’est très formel et comme je ne parle pas japonais, je ne comprends absolument rien de se qui se passe! J’ai l’impression que je vais passer mon temps à demander ce que je dois savoir ou ce qui me concerne directement. Enfin, on verra!!
Ensuite, il y a eu un exercice de feu/tremblement de terre. En fait, tout le monde portait un casque de sûreté – pas très esthétique! – et nous devions nous rendre sur le terrain de baseball de l’école. C’était plus un prétexte pour réunir tout le monde, tant qu’à moi! Les élèves prenaient bien leur temps, et les profs n’étaient pas plus stressés. Au moins, je saurais quoi faire s’il y a une vraie urgence!
Et après, le moment de vérité. La cérémonie d’ouverture de la 2e étape. C’est que l’école commence au moins d’avril, mais les élèves ont un mois de vacances d’été entre la première et la deuxième étape. C’est donc au cours de cette cérémonie que j’ai dû faire mon fameux « speech ». Il y a au-dessus de 1300 élèves et 70 profs… ouf!! C’était pas mal stressant! Surtout que je faisais une partie en japonais. Mais tout c’est super bien passé, sans accros, sans détails croustillants à raconter. La cérémonie était quand même relativement longue et comme j’étais en tailleur, et nous étions en plein soleil, il faisait pas mal chaud!
En parlant de température, ces derniers temps, il a commencé à faire un peu moins beau. Enfin!!!! La pluie, c’est pas toujours drôle, spécialement quand je dois me rendre en vélo à l’école, mais j’ai été relativement chanceuse jusqu’à maintenant : seulement quelques petites gouttes. La plupart du temps, ça commence à tomber juste après que je sois arrivée à destination. Ce qui est positif dans tout ça, c’est la fraîcheur amenée avec la pluie. C’est un peu moins étouffant maintenant et même que des fois, nous sommes gâtés avec un petit vent frais qui fait vraiment du bien! Je dors quand même avec mon air conditionné allumé, mais je ne suis plus trempée de sueur quand j’arrive chez moi, après ma « ride » de vélo.
Alors voilà pour ma première journée d’école… Elle n’est pas encore finie, mais je crois qu’elle a plutôt bien commencée!
…suite!
Le restant de la journée s’est pas trop mal déroulé : meeting après meeting après meeting après meeting… Bref, j’ai pas mal passé toute la journée seule dans la salle des profs. Ça a fait changement de la folie qui y régnait ce matin! Mais là, il est 4 heures et c’est la folie à nouveau! Je me demande comment ça va être demain et dans les jours qui vont suivre. Est-ce que ça va être toujours aussi bruyant?? Si oui, je devrai peut-être envisager amener des bouchons pour les oreilles!!
Ben non… C’est pas si pire, mais quand même! C’est vraiment différent que lorsque je suis arrivée, et on sens le « bizzz bizzz » des profs qui courent dans tous les sens! De mon côté, c’est plutôt tranquille! Tous mes documents et mes activités sont prêts à distribuer : j’ai fais des copies de mes plans de cours pour les profs avec qui je vais travailler… Bref, je suis en business!!!
jeudi 30 août 2007
L'école est sur le point de commencer...
Bon!!
J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’écris sur ce blog, il me faut au minimum 3 pages de texte… Vous savez comment je parle tout le temps. Bien maintenant, cette « habitude » se transmet sur papier, ou plutôt, sur ordi!! Alors je vais essayer de ne pas faire ça trop long cette fois-ci!!
L’école commence officiellement lundi qui vient, alors les nerfs me gagnent tranquillement! Toute la semaine cette semaine, au moins, depuis le début de la semaine, je rencontre les profs avec qui je vais travailler pour leur montrer ce que j’ai préparé pour ma première leçon, mon « self introduction ». Et j’y ai mis des efforts! Avec mon super ordi, j’ai monté un espèce de film/diaporama, sur lequel défilent les photos de ma famille, mes amis, de ce que j’aime faire… Bref, c’est un condensé sur moi!
Par la suite, j’ai pensé jouer à un jeu qui s’appelle « Mystery bag ». Je vais faire mettre les élèves en équipe de 4 et ils devront venir piger un objet dans mon sac mystère. Tous les objets qu’il y a dans ce sac sont relié à moi d’une quelconque façon. Par exemple, j’ai y mis des livres parce que j’aime lire. Le but, c’est que les élèves essaient de trouver la relation entre l’objet qu’ils auront pigé et moi. Ils devront écrire une phrase par objet et ce qui va rajouter un peu de piquant dans tout ça, c’est que je vais limiter le temps et l’équipe qui aura composé le plus de phrases gagnera un prix… La plupart des profs à qui j’ai parlé de cette idée sont super enthousiastes, alors ça devrait être assez intéressant.
J’ai aussi une autre activité que je voudrais beaucoup essayer qui s’appelle « Paper airplaine introductions ». Après que les élèves en ai appris un peu plus sur moi, je veux bien en savoir plus sur eux aussi. Alors je leur demanderai d’écrire quelques phrases les décrivant sur une feuille de papier vide. Par exemple, « Je m’appelle Takako, j’ai 16 ans et je joue au basketball. Ma musique favorite est le rock. » Ensuite, je ferai plier cette feuille de papier en avion… Vous voyez ce qui s’en vient??? Au signal, tout le monde se lève debout et lance son avion dans les airs. Yahoooo!! Chacun doit alors ramasser un avion par terre, et introduire « l’auteur » de cet avion au reste du groupe. Ça aussi ça va être vraiment drôle à faire, mais je ne peux pas vraiment le faire dans un très grand groupe (j’ai quelques groupes de 40 élèves) car ça va prendre trop de temps. On verra!
Sinon, tout va super bien. Aujourd’hui, il ne fait pas très beau et j’ai bien peur qu’il se mette à pleuvoir… J’espère seulement que ça arrêtera en fin de journée pour que je n’aie pas à pédaler dans la pluie!! Surtout que j’ai plusieurs commissions à faire : je dois préparer du sucre à la crème – recette de Grand-Maman!!! – et j’ai besoin d’acheter de la crème. Il n’y en a pas dans mon supermarché local, alors je dois me rendre au plus gros, qui est à 15 minutes de chez moi… Donc en gros, c’est 30 minutes de plus, dans la pluie (hic!!) seulement pour acheter de la crème. Ça a intérêt à être bon!!! Mais je n’en doute pas… Ça ne peut pas ne pas être bon!!!
Dans les dernières nouvelles, je retourne chez Torii-San (Miyoko) vendredi soir, parce que nous avons un cours samedi matin. Samedi soir, je m’en vais au party de fête de Gillian, une 2e année… Et je vais sûrement rester à coucher chez elle, comme il y a des grosses chances que je rate mon autobus!! Dimanche midi, ça se peut que je rencontre Fumi, une amie d’une amie… Bref, c’est une japonaise qui a appris le français à l’école et qui souhaite continuer à le perfectionner. En échange, elle va sûrement me donner des cours de japonais, ce qui pourrait être vraiment intéressant!
Finalement, en parlant de français, il y a plusieurs ALTs qui ont étudié le français soit au secondaire (pour mes « fellow Canadians », Jessie et Jeff de Calgary) et les autres ont étudié le français à l’université. Ils sont tous super impressionnés du fait que ça soit ma langue maternelle… Ce qui me surprend toujours un peu, probablement parce que le bilinguisme est pas mal plus courant au Québec qu’ailleurs!! Tout ça pour dire que plusieurs m’ont dit qu’ils voudraient continuer à étudier le français soit pour ne pas perdre ce qu’ils ont déjà acquis ou simplement pour le plaisir de le faire. Alors nous allons probablement se rencontrer une fois par mois pour faire une activité – une sortie, un souper – en français seulement. Cool non?? C’est drôle des fois comment le hasard peut arranger les choses…
Enfin, je vous en donnerai plus de détails la prochaine fois!
J’oubliais presque!!! Mardi soir, j’ai pu admiré l’éclipse de lune qui était annoncée. Je ne sais pas si vous l’avez vue aussi, mais c’était vraiment beau!! La lune toute rouge… Une chance que le ciel était clair!!
J’ai l’impression qu’à chaque fois que j’écris sur ce blog, il me faut au minimum 3 pages de texte… Vous savez comment je parle tout le temps. Bien maintenant, cette « habitude » se transmet sur papier, ou plutôt, sur ordi!! Alors je vais essayer de ne pas faire ça trop long cette fois-ci!!
L’école commence officiellement lundi qui vient, alors les nerfs me gagnent tranquillement! Toute la semaine cette semaine, au moins, depuis le début de la semaine, je rencontre les profs avec qui je vais travailler pour leur montrer ce que j’ai préparé pour ma première leçon, mon « self introduction ». Et j’y ai mis des efforts! Avec mon super ordi, j’ai monté un espèce de film/diaporama, sur lequel défilent les photos de ma famille, mes amis, de ce que j’aime faire… Bref, c’est un condensé sur moi!
Par la suite, j’ai pensé jouer à un jeu qui s’appelle « Mystery bag ». Je vais faire mettre les élèves en équipe de 4 et ils devront venir piger un objet dans mon sac mystère. Tous les objets qu’il y a dans ce sac sont relié à moi d’une quelconque façon. Par exemple, j’ai y mis des livres parce que j’aime lire. Le but, c’est que les élèves essaient de trouver la relation entre l’objet qu’ils auront pigé et moi. Ils devront écrire une phrase par objet et ce qui va rajouter un peu de piquant dans tout ça, c’est que je vais limiter le temps et l’équipe qui aura composé le plus de phrases gagnera un prix… La plupart des profs à qui j’ai parlé de cette idée sont super enthousiastes, alors ça devrait être assez intéressant.
J’ai aussi une autre activité que je voudrais beaucoup essayer qui s’appelle « Paper airplaine introductions ». Après que les élèves en ai appris un peu plus sur moi, je veux bien en savoir plus sur eux aussi. Alors je leur demanderai d’écrire quelques phrases les décrivant sur une feuille de papier vide. Par exemple, « Je m’appelle Takako, j’ai 16 ans et je joue au basketball. Ma musique favorite est le rock. » Ensuite, je ferai plier cette feuille de papier en avion… Vous voyez ce qui s’en vient??? Au signal, tout le monde se lève debout et lance son avion dans les airs. Yahoooo!! Chacun doit alors ramasser un avion par terre, et introduire « l’auteur » de cet avion au reste du groupe. Ça aussi ça va être vraiment drôle à faire, mais je ne peux pas vraiment le faire dans un très grand groupe (j’ai quelques groupes de 40 élèves) car ça va prendre trop de temps. On verra!
Sinon, tout va super bien. Aujourd’hui, il ne fait pas très beau et j’ai bien peur qu’il se mette à pleuvoir… J’espère seulement que ça arrêtera en fin de journée pour que je n’aie pas à pédaler dans la pluie!! Surtout que j’ai plusieurs commissions à faire : je dois préparer du sucre à la crème – recette de Grand-Maman!!! – et j’ai besoin d’acheter de la crème. Il n’y en a pas dans mon supermarché local, alors je dois me rendre au plus gros, qui est à 15 minutes de chez moi… Donc en gros, c’est 30 minutes de plus, dans la pluie (hic!!) seulement pour acheter de la crème. Ça a intérêt à être bon!!! Mais je n’en doute pas… Ça ne peut pas ne pas être bon!!!
Dans les dernières nouvelles, je retourne chez Torii-San (Miyoko) vendredi soir, parce que nous avons un cours samedi matin. Samedi soir, je m’en vais au party de fête de Gillian, une 2e année… Et je vais sûrement rester à coucher chez elle, comme il y a des grosses chances que je rate mon autobus!! Dimanche midi, ça se peut que je rencontre Fumi, une amie d’une amie… Bref, c’est une japonaise qui a appris le français à l’école et qui souhaite continuer à le perfectionner. En échange, elle va sûrement me donner des cours de japonais, ce qui pourrait être vraiment intéressant!
Finalement, en parlant de français, il y a plusieurs ALTs qui ont étudié le français soit au secondaire (pour mes « fellow Canadians », Jessie et Jeff de Calgary) et les autres ont étudié le français à l’université. Ils sont tous super impressionnés du fait que ça soit ma langue maternelle… Ce qui me surprend toujours un peu, probablement parce que le bilinguisme est pas mal plus courant au Québec qu’ailleurs!! Tout ça pour dire que plusieurs m’ont dit qu’ils voudraient continuer à étudier le français soit pour ne pas perdre ce qu’ils ont déjà acquis ou simplement pour le plaisir de le faire. Alors nous allons probablement se rencontrer une fois par mois pour faire une activité – une sortie, un souper – en français seulement. Cool non?? C’est drôle des fois comment le hasard peut arranger les choses…
Enfin, je vous en donnerai plus de détails la prochaine fois!
J’oubliais presque!!! Mardi soir, j’ai pu admiré l’éclipse de lune qui était annoncée. Je ne sais pas si vous l’avez vue aussi, mais c’était vraiment beau!! La lune toute rouge… Une chance que le ciel était clair!!
lundi 27 août 2007
Quelques souvenirs de Fuji-san

Fuji-san, symbole du Japon et de ma préfecture, Shizuoka-ken

THE groupe - ALTs de Shizuoka-ken

Michael et moi, au début de l'ascension...

Le pays du Soleil Levant

Station 9 - pas encore le sommet, mais tout près

La raison pour laquelle j'ai persévéré

Ce n'était définitivement pas une randonnée de dimanche après-midi!

La descente était parfois périlleuse!
Ça y est! J'ai réussi!
Fuji-san... Wow!
Ça y est!
En fin de semaine, je crois que j’ai réalisé un exploit. L’aventure la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire dans ma vie… Grimper le Mont Fuji!! Je ne conte pas d’histoires en disant que c’était l’une des choses les plus difficiles que j’ai eu à faire dans ma vie. Voilà pourquoi…
En ce beau vendredi matin, je me suis levée et je suis allée à l’école comme d’habitude. Aussi, dans l’après-midi, à la place de retourner chez moi, j’étais invitée à aller passer la nuit chez une dame qui participe aux ateliers de conversations que j’anime le samedi matin, Miyoko-san.
Elle m’a accueillie comme si j’étais membre de la famille. Mes « appartements » se trouvent au 2e étage de la maison : une chambre à coucher, une toilette et une salle de télévision. J’ai même ma brosse à dents et un pyjama à moi! La maison de Miyoko-san est très belle et assez spacieuse. Au premier, elle a une chambre tatami, un salon, la chambre des maîtres, la cuisine, la salle à manger, la toilette, la salle de bain et un petit boudoir rattaché à la salle de bain pour se pouponner et où se trouvent la laveuse et la sécheuse à linge. Il y a aussi un petit jardin dans la cour arrière…
Enfin! Miyoko avait aussi invité sa fille, Michiyo-san, qui a une petite fille de 8 mois, Naho. Le mari de Miyoko était parti à Shizuoka pour affaires, mais je l’ai rencontré un peu plus tard dans la soirée. Tous étaient super gentils et vraiment sympathiques. Michiyo et Miyoko parlent assez bien l’anglais, alors c’était relativement facile de communiquer. Donc on a soupé (un cari japonais – moins épicé que la version indienne) avec une salade de « squid », des radis japonais et une mangue pour dessert. Tout était vraiment très bon, même la salade de « squid ». Ensuite, on a fait des petits feux d’artifices (hanabi, qui est traduit littéralement par « fleurs de feu ») dans la cours arrière. Vraiment, c’était une belle soirée! Je me suis couchée vers 21h30 cette soirée-là.
Le lendemain matin, j’ai rencontré le groupe de conversation auquel je vais enseigner les samedis matin. C’est un groupe super sympathique, intéressant et intéressé! J’étais seulement là pour observer le déroulement d’une leçon, et j’ai bien hâte de commencer à leur enseigner pour vrai!! Ensuite, ils m’ont amenée dîner dans un restaurant typiquement japonais. Donc assis par terre sur des coussins… À genoux. J’ai duré 3 minutes!! Ils m’ont permis de m’asseoir sur le côté, mais même là après 30 minutes, j’ai commencé à avoir des fourmis dans les jambes… Il va falloir que je m’habitue! Le dîner était aussi assez intéressant : j’ai mangé du soba, des espèces de nouilles au blé servies tièdes dans un mélange de sauce soya et autre, avec des crevettes tempura (panées) et des mochi, espèces de galettes de riz compressé. Après, je suis retournée prendre mes choses chez Miyoko et je me suis dépêchée pour retourner chez moi, afin de me préparer pour le Mont Fuji.
Nous avons fait un « night climb ». Autrement dit, le but était de commencer à grimper dans la nuit pour être au sommet au moment du lever du soleil. Alors nous devions nous rencontrer à Shizuoka (2 heures de Hamamatsu en auto) pour 17h30. J’ai pris le shinkansen (train ultra rapide) avec quelques autres ALTs de Hama en direction de Shiz et ça a pris 30 minutes. C’était génial!!
Nous sommes arrivés à Shiz et avons rencontré le reste du groupe. C’était une expédition organisée par AJET de Shiz, l’association des ALTs de ma préfecture, alors un autobus nous attendait pour nous mener à la station 5, qui est la plus haute station à laquelle on peut se rendre pour grimper Fuji-san. Cette station se trouve environ à mi-chemin entre le sommet et la base de la montagne. Nous sommes arrivés là-bas vers 21h30 et nous avons attendu jusqu’à environ 23h pour commencer à grimper. Durant le trajet entre Shizuoka et Fuji-san, je n’ai pas vraiment dormi parce que tout le monde était trop excité par ce qui nous attendait. J’aurais peut-être du…
Donc comme je disais, nous avons commencé à monter vers 23h. On dit qu’environ 3000 personnes grimpent Fuji à tous les jours, ce qui est assez incroyable, mais vrai! La vue était magnifique, car même si on était au milieu de la nuit, tout le monde ou presque avait une lampe frontale ou une lampe de poche pour éclairer le chemin, alors on voyait des lignes de lumières qui montaient en zigzag sur une montagne invisible. Il faisait aussi assez froid : à Shiz et Hama, il fait environ 30C et c’est très humide. À la station 5, même en plein jour, il fait environ 10-15C… Alors c’est une méchante différence!
J’étais assez bien préparée côté température : j’avais empilé des couches de linge, soit une camisole, un Tshirt, un coton ouaté et mon imperméable coupe-vent par-dessus. J’avais mis des pantalons de sport et deux paires de bas : une en coton et l’autre en laine par-dessus. J’avais même une tuque pour tenir mes oreilles au chaud. Et c’était nécessaire : le vent était assez intense. Et plus on monte, plus il fait froid…
L’ascension était le gros défi. Au début, ça allait plutôt bien et on arrêtait à chaque 10-15 minutes pour prendre de l’eau et grignoter un peu. C’est qu’on a pas vraiment eu de souper à proprement dit : seulement des collations attrapées sur le vite avant de partir. Sauf que même si 3000 personnes grimpent à chaque jour, le sentier, c’est pas vraiment un sentier. Ce sont des roches empilées les unes sur les autres qu’il faut essayer de grimper sans se casser les deux jambes. Ou encore de la rocaille qui s’effrite si on a le malheur de ne pas assurer notre « prise ». Il n’y a pas vraiment de sentier tapé comme on pourrait s’y attendre. Premier obstacle.
J’ai mentionné qu’on est parti de la station 5. Il y a plusieurs stations 5 autour de la montagne, comme il y a plusieurs sentiers qui mènent au sommet. Nous avons pris le sentier « Fujinomiya », qui est le plus court, mais apparemment un des plus difficiles aussi… Mais ça, ils nous l’ont dit quand on est revenu!! Il y a 12 stations pour se rendre au sommet et il faut parfois mettre jusqu’à 1h30 de « hiking » entre chaque station. Nous sommes partis à 23h, et nous sommes arrivés au sommet il était 7h. Ça fait 8 heures pour monter seulement. Aie!! Nous avons du arrêter souvent pour se reposer un peu, car non seulement la fatigue et la faim nous rattrapaient, aussi le fait que nous montions en altitude. Nous sommes partis à 2400m et le sommet est à 3476m. Il y a pas mal moins d’air à ce niveau-là. Le groupe AJET nous avait fourni des bouteilles d’oxygène et on les a pas mal toutes utilisées! Le mal de l’air (« altitude sickness ») peut provoquer des maux de tête, de l’étourdissement, des nausées… Bref, tout ce qui fait qu’on se sens vraiment pas bien et qu’il faut arrêter le temps que notre corps s’adapte à l’altitude.
Rendue au sommet, j’étais juste épuisée. Mentalement et physiquement. Physiquement parce que l’effort requis est assez grand et 8 heures à monter sans cesse, parfois à marcher dans de la poussière mais souvent à grimper des roches, c’est pas facile. Mentalement parce que ça m’a demandé de me concentrer seulement sur le « climb » et de ne pas penser à autre chose. À certains moment, si je n’avais pas réussi à me pousser au-delà de ce que je pensais possible, j’aurais probablement arrêté et juste rester sur place en attendant de me faire ramasser par quelqu’un. Il ne faut pas oublier que 7h de ces 8 heures à monter se sont passées dans une noirceur totale, incapable de parler à qui que ce soit à cause de l’effort fourni. C’est durant ces moments que l’esprit commence à divaguer un peu, et qu’il faut se discipliner pour continuer.
Je crois que ce qui m’a motivé ce sont les étampes. Sans rire! Avant de commencer à monter, j’avais acheté un bâton de marche en bois, celui qui était vendu dans la boutique souvenirs. D’ailleurs, la plupart des membres du groupe ont aussi acheté le même bâton de marche. Je crois bien qu’il a été mon meilleur ami et mon meilleur ennemi durant mon aventure, mais bon, ça c’est une autre histoire!! Alors tout ça pour dire qu’à chaque station, on pouvait obtenir une étampe que les responsables mettaient sur notre bâton. Ces étampes étaient pour la plupart du temps des fers chauffés à blanc qui brûlaient le bois du bâton pour y laisser la trace. Je suis fière de dire que j’ai obtenu toutes les étampes. Moi et Jessie, une autre canadienne de Calgary, nous sommes les deux seuls membres du groupe à avoir toutes nos étampes. Les autres ont aussi monté mais la plupart ne s’en sont pas vraiment préoccupés. Mais ils étaient tous jaloux quand nous sommes arrivées avec nos bâtons!!!
Je ne sais même pas si je suis capable de décrire comment je me sentais au sommet. Autant j’étais contente d’être enfin en haut, d’avoir réussi à me surpasser et d’avoir conquis Fuji-san, autant j’étais épuisée et j’appréhendais la descente car je savais à quoi m’attendre et je ne savais pas si j’avais le courage de continuer. Mais je n’avais pas vraiment le choix…!!! Nous sommes restés au sommet environ 1h, le temps de se reposer et de marcher un peu. Comme Fuji-san est un ancien volcan, il y a un immense cratère au centre. Nous n’avons pas vraiment fait le tour : ça aurait pris un autre 2h et nous n’en avions pas la force!! Ni le temps d’ailleurs… Il fallait être de retour à l’autobus pour midi. Alors dès que nous avions suffisamment récupéré, nous avons commencé la descente…
Alors la descente a été un peu plus facile… Mais pas tant que ça! C’était très glissant et encore une fois il fallait faire attention où nous mettions les pieds. Je suis tombée quelques fois, mais c’était vers la fin et rien de dramatique. Je crois seulement que la fatigue commençait à prendre le dessus sur mon corps!! Au moins, il a fait relativement beau tout le long : en montant, le ciel était clair et la lune nous éclairait un peu et en descendant, il a fait gros soleil jusqu’à mi-chemin. Quand nous étions au sommet, nous étions au-dessus des nuages, alors en descendant, nous sommes littéralement entrés dans les nuages. C’était très beau mais très froid… et un peu dangereux car parfois nous avions de la peine à voir nos pieds!! Quand ça arrivait, nous n’avions pas le choix d’arrêter parce que nous ne pouvions pas voir le sentier. Aussi, il y avait une foule de gens sur le sentier, et souvent celui-ci était tout juste assez large pour 2 personnes. Alors nous arrêtions à tout bout de champ parce que quelqu’un en avant laissait passer ceux qui montaient, prenait une photo ou arrêtait juste un peu pour prendre son souffle. À certains moments c’était très pratique car ça faisait du bien d’arrêter un peu, mais nous ne voulions pas rater l’autobus et le temps commençait à presser.
J’ai dit que nous sommes partis vers 23h, nous sommes arrivés au sommet vers 7h, nous avons passé une heure en haut pour se reposer un peu et nous avons recommencé à descendre vers 8h. La descente a pris 4h30… Alors si vous calculez bien, nous sommes arrivées en retard. Je crois que je ne l’ai jamais mentionné, mais le « nous », c’était moi, Jessie, Sarah (de l’Irlande), Jessica et Melissa (de la Nouvelle-Zélande) et Caroline, de Québec (yé!! Une autre québécoise!!). Heureusement, l’autobus nous avait attendu et nous sommes revenus épuisés et endoloris de partout à Shizuoka. Quelle expérience!! Encore maintenant, je ne sais pas quoi penser. Avoir su ce qui m’attendait, est-ce que j’aurais entrepris cette ascension-là?? Je me pose sérieusement la question. Mais je suis aussi vraiment contente et fière de moi-même de l’avoir fait et de m’être rendue au bout… Geneviève est témoin : je l’ai appelée du sommet pour avoir de ses nouvelles, mais aussi, ça m’a redonné l’énergie nécessaire pour continuer. Merci Sœur!!!
Probablement que quand je développerai mes photos je me sentirai mieux… Au moins, je n’aurais plus mal partout!! Parce que présentement, j’ai l’impression que mon corps entier est en train de se rebeller contre moi!!
Alors je vous laisser là-dessus… Il y a un proverbe japonais assez connu qui dit « He who is a wise man climbs Fuji-san once. He who is a fool climbs it twice ». En français, « l’homme sage grimpe Fuji-san une fois, mais un fou le refait une deuxième fois ». Je suis donc fière de vous annoncer que je suis maintenant « a wise man »!!
En fin de semaine, je crois que j’ai réalisé un exploit. L’aventure la plus difficile que je n’ai jamais eu à faire dans ma vie… Grimper le Mont Fuji!! Je ne conte pas d’histoires en disant que c’était l’une des choses les plus difficiles que j’ai eu à faire dans ma vie. Voilà pourquoi…
En ce beau vendredi matin, je me suis levée et je suis allée à l’école comme d’habitude. Aussi, dans l’après-midi, à la place de retourner chez moi, j’étais invitée à aller passer la nuit chez une dame qui participe aux ateliers de conversations que j’anime le samedi matin, Miyoko-san.
Elle m’a accueillie comme si j’étais membre de la famille. Mes « appartements » se trouvent au 2e étage de la maison : une chambre à coucher, une toilette et une salle de télévision. J’ai même ma brosse à dents et un pyjama à moi! La maison de Miyoko-san est très belle et assez spacieuse. Au premier, elle a une chambre tatami, un salon, la chambre des maîtres, la cuisine, la salle à manger, la toilette, la salle de bain et un petit boudoir rattaché à la salle de bain pour se pouponner et où se trouvent la laveuse et la sécheuse à linge. Il y a aussi un petit jardin dans la cour arrière…
Enfin! Miyoko avait aussi invité sa fille, Michiyo-san, qui a une petite fille de 8 mois, Naho. Le mari de Miyoko était parti à Shizuoka pour affaires, mais je l’ai rencontré un peu plus tard dans la soirée. Tous étaient super gentils et vraiment sympathiques. Michiyo et Miyoko parlent assez bien l’anglais, alors c’était relativement facile de communiquer. Donc on a soupé (un cari japonais – moins épicé que la version indienne) avec une salade de « squid », des radis japonais et une mangue pour dessert. Tout était vraiment très bon, même la salade de « squid ». Ensuite, on a fait des petits feux d’artifices (hanabi, qui est traduit littéralement par « fleurs de feu ») dans la cours arrière. Vraiment, c’était une belle soirée! Je me suis couchée vers 21h30 cette soirée-là.
Le lendemain matin, j’ai rencontré le groupe de conversation auquel je vais enseigner les samedis matin. C’est un groupe super sympathique, intéressant et intéressé! J’étais seulement là pour observer le déroulement d’une leçon, et j’ai bien hâte de commencer à leur enseigner pour vrai!! Ensuite, ils m’ont amenée dîner dans un restaurant typiquement japonais. Donc assis par terre sur des coussins… À genoux. J’ai duré 3 minutes!! Ils m’ont permis de m’asseoir sur le côté, mais même là après 30 minutes, j’ai commencé à avoir des fourmis dans les jambes… Il va falloir que je m’habitue! Le dîner était aussi assez intéressant : j’ai mangé du soba, des espèces de nouilles au blé servies tièdes dans un mélange de sauce soya et autre, avec des crevettes tempura (panées) et des mochi, espèces de galettes de riz compressé. Après, je suis retournée prendre mes choses chez Miyoko et je me suis dépêchée pour retourner chez moi, afin de me préparer pour le Mont Fuji.
Nous avons fait un « night climb ». Autrement dit, le but était de commencer à grimper dans la nuit pour être au sommet au moment du lever du soleil. Alors nous devions nous rencontrer à Shizuoka (2 heures de Hamamatsu en auto) pour 17h30. J’ai pris le shinkansen (train ultra rapide) avec quelques autres ALTs de Hama en direction de Shiz et ça a pris 30 minutes. C’était génial!!
Nous sommes arrivés à Shiz et avons rencontré le reste du groupe. C’était une expédition organisée par AJET de Shiz, l’association des ALTs de ma préfecture, alors un autobus nous attendait pour nous mener à la station 5, qui est la plus haute station à laquelle on peut se rendre pour grimper Fuji-san. Cette station se trouve environ à mi-chemin entre le sommet et la base de la montagne. Nous sommes arrivés là-bas vers 21h30 et nous avons attendu jusqu’à environ 23h pour commencer à grimper. Durant le trajet entre Shizuoka et Fuji-san, je n’ai pas vraiment dormi parce que tout le monde était trop excité par ce qui nous attendait. J’aurais peut-être du…
Donc comme je disais, nous avons commencé à monter vers 23h. On dit qu’environ 3000 personnes grimpent Fuji à tous les jours, ce qui est assez incroyable, mais vrai! La vue était magnifique, car même si on était au milieu de la nuit, tout le monde ou presque avait une lampe frontale ou une lampe de poche pour éclairer le chemin, alors on voyait des lignes de lumières qui montaient en zigzag sur une montagne invisible. Il faisait aussi assez froid : à Shiz et Hama, il fait environ 30C et c’est très humide. À la station 5, même en plein jour, il fait environ 10-15C… Alors c’est une méchante différence!
J’étais assez bien préparée côté température : j’avais empilé des couches de linge, soit une camisole, un Tshirt, un coton ouaté et mon imperméable coupe-vent par-dessus. J’avais mis des pantalons de sport et deux paires de bas : une en coton et l’autre en laine par-dessus. J’avais même une tuque pour tenir mes oreilles au chaud. Et c’était nécessaire : le vent était assez intense. Et plus on monte, plus il fait froid…
L’ascension était le gros défi. Au début, ça allait plutôt bien et on arrêtait à chaque 10-15 minutes pour prendre de l’eau et grignoter un peu. C’est qu’on a pas vraiment eu de souper à proprement dit : seulement des collations attrapées sur le vite avant de partir. Sauf que même si 3000 personnes grimpent à chaque jour, le sentier, c’est pas vraiment un sentier. Ce sont des roches empilées les unes sur les autres qu’il faut essayer de grimper sans se casser les deux jambes. Ou encore de la rocaille qui s’effrite si on a le malheur de ne pas assurer notre « prise ». Il n’y a pas vraiment de sentier tapé comme on pourrait s’y attendre. Premier obstacle.
J’ai mentionné qu’on est parti de la station 5. Il y a plusieurs stations 5 autour de la montagne, comme il y a plusieurs sentiers qui mènent au sommet. Nous avons pris le sentier « Fujinomiya », qui est le plus court, mais apparemment un des plus difficiles aussi… Mais ça, ils nous l’ont dit quand on est revenu!! Il y a 12 stations pour se rendre au sommet et il faut parfois mettre jusqu’à 1h30 de « hiking » entre chaque station. Nous sommes partis à 23h, et nous sommes arrivés au sommet il était 7h. Ça fait 8 heures pour monter seulement. Aie!! Nous avons du arrêter souvent pour se reposer un peu, car non seulement la fatigue et la faim nous rattrapaient, aussi le fait que nous montions en altitude. Nous sommes partis à 2400m et le sommet est à 3476m. Il y a pas mal moins d’air à ce niveau-là. Le groupe AJET nous avait fourni des bouteilles d’oxygène et on les a pas mal toutes utilisées! Le mal de l’air (« altitude sickness ») peut provoquer des maux de tête, de l’étourdissement, des nausées… Bref, tout ce qui fait qu’on se sens vraiment pas bien et qu’il faut arrêter le temps que notre corps s’adapte à l’altitude.
Rendue au sommet, j’étais juste épuisée. Mentalement et physiquement. Physiquement parce que l’effort requis est assez grand et 8 heures à monter sans cesse, parfois à marcher dans de la poussière mais souvent à grimper des roches, c’est pas facile. Mentalement parce que ça m’a demandé de me concentrer seulement sur le « climb » et de ne pas penser à autre chose. À certains moment, si je n’avais pas réussi à me pousser au-delà de ce que je pensais possible, j’aurais probablement arrêté et juste rester sur place en attendant de me faire ramasser par quelqu’un. Il ne faut pas oublier que 7h de ces 8 heures à monter se sont passées dans une noirceur totale, incapable de parler à qui que ce soit à cause de l’effort fourni. C’est durant ces moments que l’esprit commence à divaguer un peu, et qu’il faut se discipliner pour continuer.
Je crois que ce qui m’a motivé ce sont les étampes. Sans rire! Avant de commencer à monter, j’avais acheté un bâton de marche en bois, celui qui était vendu dans la boutique souvenirs. D’ailleurs, la plupart des membres du groupe ont aussi acheté le même bâton de marche. Je crois bien qu’il a été mon meilleur ami et mon meilleur ennemi durant mon aventure, mais bon, ça c’est une autre histoire!! Alors tout ça pour dire qu’à chaque station, on pouvait obtenir une étampe que les responsables mettaient sur notre bâton. Ces étampes étaient pour la plupart du temps des fers chauffés à blanc qui brûlaient le bois du bâton pour y laisser la trace. Je suis fière de dire que j’ai obtenu toutes les étampes. Moi et Jessie, une autre canadienne de Calgary, nous sommes les deux seuls membres du groupe à avoir toutes nos étampes. Les autres ont aussi monté mais la plupart ne s’en sont pas vraiment préoccupés. Mais ils étaient tous jaloux quand nous sommes arrivées avec nos bâtons!!!
Je ne sais même pas si je suis capable de décrire comment je me sentais au sommet. Autant j’étais contente d’être enfin en haut, d’avoir réussi à me surpasser et d’avoir conquis Fuji-san, autant j’étais épuisée et j’appréhendais la descente car je savais à quoi m’attendre et je ne savais pas si j’avais le courage de continuer. Mais je n’avais pas vraiment le choix…!!! Nous sommes restés au sommet environ 1h, le temps de se reposer et de marcher un peu. Comme Fuji-san est un ancien volcan, il y a un immense cratère au centre. Nous n’avons pas vraiment fait le tour : ça aurait pris un autre 2h et nous n’en avions pas la force!! Ni le temps d’ailleurs… Il fallait être de retour à l’autobus pour midi. Alors dès que nous avions suffisamment récupéré, nous avons commencé la descente…
Alors la descente a été un peu plus facile… Mais pas tant que ça! C’était très glissant et encore une fois il fallait faire attention où nous mettions les pieds. Je suis tombée quelques fois, mais c’était vers la fin et rien de dramatique. Je crois seulement que la fatigue commençait à prendre le dessus sur mon corps!! Au moins, il a fait relativement beau tout le long : en montant, le ciel était clair et la lune nous éclairait un peu et en descendant, il a fait gros soleil jusqu’à mi-chemin. Quand nous étions au sommet, nous étions au-dessus des nuages, alors en descendant, nous sommes littéralement entrés dans les nuages. C’était très beau mais très froid… et un peu dangereux car parfois nous avions de la peine à voir nos pieds!! Quand ça arrivait, nous n’avions pas le choix d’arrêter parce que nous ne pouvions pas voir le sentier. Aussi, il y avait une foule de gens sur le sentier, et souvent celui-ci était tout juste assez large pour 2 personnes. Alors nous arrêtions à tout bout de champ parce que quelqu’un en avant laissait passer ceux qui montaient, prenait une photo ou arrêtait juste un peu pour prendre son souffle. À certains moments c’était très pratique car ça faisait du bien d’arrêter un peu, mais nous ne voulions pas rater l’autobus et le temps commençait à presser.
J’ai dit que nous sommes partis vers 23h, nous sommes arrivés au sommet vers 7h, nous avons passé une heure en haut pour se reposer un peu et nous avons recommencé à descendre vers 8h. La descente a pris 4h30… Alors si vous calculez bien, nous sommes arrivées en retard. Je crois que je ne l’ai jamais mentionné, mais le « nous », c’était moi, Jessie, Sarah (de l’Irlande), Jessica et Melissa (de la Nouvelle-Zélande) et Caroline, de Québec (yé!! Une autre québécoise!!). Heureusement, l’autobus nous avait attendu et nous sommes revenus épuisés et endoloris de partout à Shizuoka. Quelle expérience!! Encore maintenant, je ne sais pas quoi penser. Avoir su ce qui m’attendait, est-ce que j’aurais entrepris cette ascension-là?? Je me pose sérieusement la question. Mais je suis aussi vraiment contente et fière de moi-même de l’avoir fait et de m’être rendue au bout… Geneviève est témoin : je l’ai appelée du sommet pour avoir de ses nouvelles, mais aussi, ça m’a redonné l’énergie nécessaire pour continuer. Merci Sœur!!!
Probablement que quand je développerai mes photos je me sentirai mieux… Au moins, je n’aurais plus mal partout!! Parce que présentement, j’ai l’impression que mon corps entier est en train de se rebeller contre moi!!
Alors je vous laisser là-dessus… Il y a un proverbe japonais assez connu qui dit « He who is a wise man climbs Fuji-san once. He who is a fool climbs it twice ». En français, « l’homme sage grimpe Fuji-san une fois, mais un fou le refait une deuxième fois ». Je suis donc fière de vous annoncer que je suis maintenant « a wise man »!!
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